27 avril 2015

le Poète est capable de tout

23. Les tristesses du Poète le Poète est malheureux sa vie a une odeur de vernis recouvrant des heures formelles parfois un goût de merdes celles dans lesquelles il marche de temps à autre qui l’obligent à nettoyer ses semelles crantées avec des brindilles de bois des morceaux de carton ou autres instruments improvisés mais cela ne présage jamais du pire qu’il sent là quelque part possible bien que tout à fait indéfinissable car ses jours sont des jours qui succèdent les uns aux autres sans autres raisons que leurs succession or la... [Lire la suite]
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14 avril 2015

Autour de lui tout est menace, avertissement, intimidation

Effondré sur sa chaise dure, coudes appuyés sur la table, tenant sa tête entre ses mains, il se laisse aller à un vague sommeil dont il émerge brusquement, estimant qu’il avait dû ne dormir que quelques minutes mais bénissant cette courte pause qui a libéré son crâne de la brume de fatigue qui l’encrassait. Ses chaussures devaient être confortables, légères, très solides car il savait qu’il devrait beaucoup marcher, ni trop chaudes ni trop fraîches, résistantes à l’humidité, éventuellement même à la boue ou à la neige, ne pas demander... [Lire la suite]
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28 décembre 2014

Un café

Fatigué… Il est fatigué de marcher tous les jours, tout le jour, d’errer au hasard dans les rue de cette ville immense où il a la plus grande chance de passer inaperçu. Fatigué, il entre dans un café quelconque d’une rue quelconque situé de façon improbable quelque part dans les entrailles de la ville. Un café minable, fatigué lui aussi avec ses affiches réclame sur la porte d’entrée vantant de quelconques magazines pour hommes seuls. Les murs intérieurs sont jaunâtres, le comptoir est recouvert de vieux zinc tout cabossé, tout... [Lire la suite]
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08 septembre 2014

Souvenir 4383

Mon père et mon grand-père eurent avec lui des explications violentes cependant, il cessa d'y penser « de même la hiérarchie, vous savez, comme disent les gens ridicules » il est vrai je ne comprenais pas bien que, pour ne pas aller chez des gens qu'on ne connaît pas, il fût nécessaire de tenir à son indépendance, et en quoi cela pouvait vous donner l'air d'un sauvage ou d'un ours de telle sorte que l'expérience brute lui suffit certes je ne peux pas dire comme je trouve que Biche change, dit ma grand'tante, il est d'un vieux car... [Lire la suite]
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05 décembre 2010

Retour

André Pagès repart, avance. Mains tendues devant lui, ferme les yeux : de toute façon la vue ne lui sert presque à rien ; il préfère se concentrer sur ses pieds, ses mains, ses comptes. Quand il arrive à deux cents quatre-vingt pas, il rouvre les yeux, espérant, dans cette blancheur étale où terre, ciel et espace s’annihilent dans une pureté néfaste, capter une ombre quelconque. Ses mains rencontrent alors une surface de pierre gelée : un mur. Sauvé… sur plusieurs kilomètres, pas d’autres murs que ceux du village. Il le... [Lire la suite]
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23 juin 2010

La fatigue

Baisser les bras; Souvent je baisse les bras. J'ai un millier de projets, des dizaines de milliers d'idées qui me traversent le cerveau et je n'en réalise aucun car au moment de me mettre au travail, de réaliser concrètement ce que tel projet; telle idée; implique je suis écrasé par un vertigineux sentiment d'inutilité, syndrome du "à quoi bon". A quoi bon écrire tel roman puisque de toutes façons je ne ferai pas ensuite l'effort nécessaire pour qu'il parvienne dans les mains de lecteurs éventuels, à quoi bon... [Lire la suite]
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19 mars 2010

Le hall de gare

La fatigue l’a poussé à entrer dans ce hall de gare qu’il ne connaissait pas. Il se dit que la foule est peut-être une protection, qu’il y sera anonyme, invisible même. Mais le hall trop vaste, au plafond trop haut soutenu par d’énormes piliers rouges brun et ronds, est désert, presque obscur, arrosé seulement de la lumière froide diffusée par les grandes verrières de l’entrée coulant sans profondeur, jusqu’à la rose des vents centrale dont aucune des branches — rouges et noires — ne semble indiquer une direction précise, en... [Lire la suite]
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07 août 2006

Une marche difficile

Ganançay rebroussa chemin. La descente sur Labo n'aurait pas dû être trop difficile: ce fut un cauchemar.Tout au long du sentier, la montagne s'était écroulée ouvrant dans les pentes d'énormes cicatrices d'argile rouge qu'il lui fallut traverser, s'aidant de branches rompues, risquant, à chaque pas, de glisser sur la terre liquéfiée par des pluies incessantes. S'agrippant aux quelques racines qui dépassaient, s'accrochant aux restes de troncs encore en place, il passait difficilement craignant toujours de tomber, d'être emporté par... [Lire la suite]
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