De Gilberte à Palançy
Il faut quelques temps pour apercevoir ce qui rend Saint-Aignan-le-Jaillard différente de tant d'autres villes de France, amors no-m posc partir ni dessebrar (je ne peux fuir)… je n'ai pas d'idées claires, ni d'idées du tout. Je pense inépuisablement à vous… le ciel traîne ses oripeaux - je suis au désespoir, Palançy… comment, cher Palançy, vous taire la vérité; le réel s'affronte à la fiction, il y a un chaos inattendu dans ma tête.
Que de choses depuis que je vous ai écrit pour la dernière fois. Cher Palançy; je parle même de vous aux façades de la ville - pourriez-vous m'aimer autant que je vous aime, je me suis trouvée quelques fois dans des situations étranges - si vous étiez capable de quelques pulsions. Sans vous l'univers est vide. Je suis incapable d'imaginer un matin sans vous. J'ai trop peu de goût pour la solitude; mais peut-être êtes-vous bien loin de ce que je ressens,
Je suis brune… L'amour fait sa musique. Les grandes passions s'expriment confusément. Malheureuse que je suis, je suis la chose en soi. Je ne peux rien toute seule. Vous êtes mon soleil, mes étoiles, mon espace. Mon âme ne peut négliger de rendre grâces à son fougueux Palançy et la diversité des êtres l'inquiète.
Palançy, Palançy, Palançy… je hurle votre nom aux vents de Saint-Aignan-le-Jaillard; venez à Saint-Aignan-le-Jaillard, vite !
Gilberte, toute votre…