27 avril 2017

Génie

Par Abel Cox Le gouvernement entre dans le choc du nucléaire — beaucoup de choses se passent dans le monde — une autre fois, Ronald et Becky se trouvaient dans une campagne, marchant l'un près de l'autre vers un village — que pourrait-il se passer ici... Les toits de zinc sont roses et dorés ; les feux sont continuellement verts puis oranges puis rouges puis verts puis oranges puis rouges puis verts puis oranges puis rouges... Comme s'il était poursuivi, un homme dévale la rue en courant. Dans le parc Schopenhauer, des hommes, des... [Lire la suite]
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20 mai 2016

Parfois il prend le métro

Il n’a rien d’autre à faire que marcher au hasard dans la ville étonné de découvrir encore des fragments d’espace qu’il estime n’avoir jamais vu. Pourtant il regarde tout, surveille tout, se demandant à quel moment quelqu’un, quel instrument technique repérera son passage. Il sait que cela ne saurait tarder, qu’il a sûrement été repéré ici ou là, que des individus s’efforcent à partir de là de repérer ses parcours aussi en change-t-il constamment se disant que l’immédiateté, le mouvement permanent, est sa seule chance de leur... [Lire la suite]
27 avril 2016

le désir est une espérance impatiente

Ce qui  se passe dehors ne les intéresse pas ; l'air est saturé ce. Une voisine traverse la rue ; elle semble très pressée. Sur le pignon qui fait l'angle de la rue Chateaubriand et de la rue Radiguet, au-dessus du marchand de nouilles, un affichage Giraudy porte une immense affiche sur laquelle une jeune femme, à moitié nue se vautre sur une plage en lisant un roman Harlequin — un vent léger fait bruisser le maigre feuillage des platanes du square ; beaucoup de gens dans la venelle Jean-Pierre Balpe ; il semble que tout... [Lire la suite]
15 novembre 2015

l'indifférence est collective

"Adam sauva des paralytiques des incendies, des enfants du fond des gouffres" : le film est en technicolor, la pellicule un peu usée confère aux couleurs une teinte irréeelle. Une autre fois, ils se trouvaient dans une campagne, entourés du jaune strident des champs de colza, marchant l'un près de l'autre vers un village dont il a oublié le nom — décrire la plénitude de ce monde est une tâche surhumaine. Posé sur le pot de brique d'une des cheminées du 27, un pigeon noir et blanc, engoncé dans ses plumes, attend que quelque chose... [Lire la suite]
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11 octobre 2015

Rencontre avec George (Rock n° 752324)

Faut rouler sa bosse Le ciel exaspère l'espace Alors qu'une pure lumière inonde la ville Le jour où George s'est mariée Dans un clair de lune laiteux Soleil incessant   La peau tannée George est très captivée par l'histoire de sa famille Elle pense qu'il est trop tard pour tout Sauf pour faire avec George se dit que l'existence est très supportable À condition d'avoir du soleil   Ouais d'accord Faut rouler sa bosse   Étre prête à me ruiner pour George Le monde veut qu'elle disparaisse C'est pourquoi  je compte sur... [Lire la suite]
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24 juin 2015

perdu dans l’immensité de la ville

La chambre semble propre, un lit quelconque avec un dessus de lit jaunâtre, un oreiller blanc, sur un des côtés une armoire dont la glace est ternie par endroits et qui ne semble pas bien solide... Toujours à l’affût de la moindre parcelle de souvenir ; Le plus difficile est cette incertitude de chaque seconde, la conviction que chacune de ses secondes le menace, la nécessité de chaque seconde à décider ce qu’il doit faire de la suivante. Ne pas regarder les passants, ne pas se laisser prendre à leur piège car qui sait quelle est leur... [Lire la suite]
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15 juin 2015

les difficultés de l’aléatoire

Rahan entre dans un centre commercial. Tout lui est suspect ; pourquoi ne me crois-tu pas... Pas question d’utiliser chèque ou carte de paiement... Reprendre tous ses souvenirs pour emporter dans la tombe une vie en ordre... Il fait beau, la soirée est douce, la foule envahit les rues... Rahan a retroussé jusqu’en haut des cuisses la jambe gauche de son pantalon. Le ciel affiche un bleu très doux — Son esprit, son corps, chaque cellule de son corps sont dans les difficultés de l’aléatoire absolu d’un présent perpétuel... Le silence,... [Lire la suite]
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04 mai 2015

Le temps passe

Adur n’est pas fou, n’est pas paranoïaque, ne s’invente pas des persécutions car il sait ce qu’il sait. Sur la première page, une trace semi-circulaire marron foncé dénonce la tasse de café qui y a été posée — Adur se repose. Il est cerné de paroles dont il est presque sûr qu’un certain nombre le concernent. Seul le prix n’importait pas. Son effacement lui est un peu douloureux... Son oisiveté n'a rien à voir avec ces quelques journées de vacances qu’il s’accordait de ci de là sans perdre de vue la compéttion qui l’attendait. Leur... [Lire la suite]
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25 avril 2015

Chahan vit dans un présent perpétuel

A tous les coins de rues, panneaux Decaux, affiches, publicités, les voitures l’assaillent — le jour s'annonce beau. Chahan a longtemps hésité pour savoir où cacher sa valise : consigne de gare il a craint que le passage aux rayons X révèle son contenu ; véhicule d’occasion abandonné dans une rue discrète la solution ne pouvait être que provisoire... Chahan se dit que là personne ne s’intéresse à personne et que la surveillance officielle doit y être plus lâche. Chahan ne doit s’attarder nulle part — ce qu’il vivait maintenant,... [Lire la suite]
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04 avril 2015

Sa ville

Tant sa façon de l’habiter a changé, la ville, qu’auparavant il connaissait si bien, lui devient peu à peu étrangère comme s’il l’inventait au fur et à mesure de l’errance de ses jours. Autrefois — il y a pourtant si peu de temps — c’est en vainqueur qu’il la domptait avec les coups de fouet de son compte en banque n’y trouvant que des offres que ses revenus lui rendaient accessibles, que des lieux où il était reconnu, d’autres où son assurance et ses certitudes ne lui valaient que des sourires. Il y était chez lui, c’était sa ville.... [Lire la suite]
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