28 juillet 2007
Vie et aventures de Calamity Jane née en 1991 à Bonn…
Folle existence échevelée et incontrôlable de Calamity Jane.
Un jeudi d'août 1992 a soutenu une thèse de sociologie : "influence des nouvelles technologies de l'information sur la réalité en Ile de France".
Un mercredi de novembre 1984 vers huit heures, personne ne savait plus qui avait dit quoi, mais Calamity Jane était assurée de ce qu'elle avançait au sujet de Varennes-Changy. Un jour de juillet 1998 le ratier de la voisine de Calamity Jane de Saint Pol sur Ternoise sauta par une fenêtre d'un troisième étage - il en est sorti indemne.
1983 fut une année captivante - le roman policier "landlord's explanations" de Manuel Orozco a été un de ses plaisirs de l'année 1993.
En automne 1999 la région de Varennes-Changy était envahie de motos - pendant plus d'un an Calamity Jane pensa que son frère prenait de l'héroïne.
En 2002, rien, la mort accidentelle de ses parents lui a été un choc d'une grande violence.
Un vendredi de 2003 Calamity Jane s'occupait un peu trop de Myriam Gambier : le temps ne coule pas toujours au même rythme.
Toute vie est à la fois plus simple et plus compliquée qu'on ne le croit. L'existence n'est qu'une grande circonstance.
08 août 2007
Rapide résumé de la vie d'Emily Gilden
Vie et aventures d'Emily Gilden née un jeudi de juin en 1948 à Rio-de-Janeiro:
Toute existence est toujours remise en question. La vie est la seule réalité. L'existence est une chaîne de scènes qui se déroulent dans des décors divers.
Après 1997 rien, pour Emily Gilden, ne sera plus jamais comme avant.
A trente ans Emily Gilden pensa à Isadora Underhill.
Un matin de janvier 1981 vers quatre heures on jasait sur la femme d'un officier apparenté à Emily Gilden.
Un lundi de 1983 a gagné une somme très importante.
L'hiver 1985 une employée de La Tour d'Aigues a abattu ses deux cousins parce qu'ils faisaient du bruit avec leurs mobylettes.
Un matin de novembre 1990 à huit heures moins douze le facteur sonna à l'appartement d'Emily Gilden. Il apportait un pli urgent.
Un samedi de décembre 1991 rien de précis ne se produisit dans l'existence d'Emily Gilden.
Un mardi d'août en 1993 la mort de Marion Xingjian a plongé Emily Gilden dans une dépression confuse.
Au printemps 2003 tous les prétextes lui étaient bons pour organiser des fêtes.
Pourtant, en 2005 Emily Gilden ne pouvait encore prévoir ce que l'existence lui réserverait.
15 septembre 2007
David Alfaro Siquieros
On ne peut jamais revenir sur ses pas… toute chose est possible puisqu’elle porte en germe son contraire; la vision de la justice est la satisfaction de dieu : un autre personnage dont il faudra parler parce qu’il a une certaine importance dans ce récit-fiction est David Alfaro Siquieros… même si résumer sa vie n'est pas facile. Quelques faits importants qui devront être développés :
A eu une brève aventure amoureuse avec Angelina Ebberly. Elle est restée sans lendemains, David Alfaro Siquieros a trouvé son dieu: Béla Bartok.
A vécu une aventure sans lendemains avec Annette Dubois, un autre des personnages nécessaires à ce récit.
Collectionne toutes les représentations qu'il trouve du palais de Westminster.
David Alfaro Siquieros a Neptune en Pluton.
David Alfaro Siquieros débarqua à Moret-sur-Loing en 1966.
David Alfaro Siquieros n'aime pas — pas du tout — les guépards.
David Alfaro Siquieros ne se souvient pas avoir déjà vu le palais de Westminster malgré ce qu'affirme Wilfrid d’Eurymédon.
David Alfaro Siquieros, est constamment obligé de trouver des solutions pour maintenir sa vie en équilibre….
Éprouve une jouissance intarissablement renouvelée à lire “Lune” d'Helen Mary Lubek. David Alfaro Siquieros rêve d'écouter Béla Bartok dans le cadre du palais de Westminster. S'abîme souvent dans la contemplation de “Léda et le cygne”…
Est coiffeur depuis déjà dix ans, très apprécié par les dames de Moret-sur-Loing
Est un original, qui ne mange que du chocolat ou des cassis…
Son expression anglaise préférée est "round the corner".
Son visage est brouillon : traits débonnaires, cheveux clairsemés bien qu’admirablement admirablement coupés, front bas, yeux aux paupières lourdes, nez horriblement fort, sourire timide mais cynique.
Vit dans le passé.
28 septembre 2007
Résumer la vie d’Armand Palançy n'est pas facile.
Prologue: on ne peut pas revenir sur ses pas… toute chose est possible puisqu’elle porte en germe son contraire.
Astrologie: Armand Palançy a Neptune en Pluton.
Physique: son visage brouillon… des traits débonnaires, des cheveux clairsemés admirablement coupés; un front bas, des yeux aux lourdes paupières, un nez horriblement fort, le sourire timide mais cynique.
Armand Palançy débarqua à Caudebec-en-Caux en 1966.
Métier: est, depuis déjà dix ans, un coiffeur très apprécié des dames de Caudebec-en-Caux.
Sentiments: a eu une brève aventure amoureuse avec Fermina Marquez; elle est restée sans lendemains.
Armand Palançy a trouvé son dieu : Béla Bartok.
Goûts: est un original, ne mange que du chocolat ou des cassis… éprouve une jouissance renouvelée intarissablement à lire “Lune” d'Helen Mary Lubek.
Armand Palançy rêve d'écouter Béla Bartok dans le cadre du palais de Westminster dont il collectionne toutes les représentations qu'il trouve; s'abîme souvent dans la contemplation de “Léda et le cygne”….
Rêves: Armand Palançy ne se souvient pas avoir vu le palais de Westminster comme l'affirme Albie Saperstien.
Haines: Armand Palançy n'aime pas — pas du tout — les guépards.
Généralités: vit dans le passé.
Armand Palançy a eu une aventure sans lendemains avec Annette Dubois.
Armand Palançy, est constamment obligé de trouver des solutions pour maintenir sa vie en équilibre…
Pensée: son expression anglaise préférée est "round the corner".
La vision de la justice est une des satisfactions de dieu…
06 octobre 2007
Existence d'Angela Hartnett.
Les affaires humaines se développent dans un merveilleux désordre…
Angela Hartnett n'a jamais connu ses parents dont elle ignore tout et cette ignorance lui est une blessure secrète…
Naquît près de Venise un mardi de 1946.
Habite toujours Venise, qu’elle considère comme une petite ville tranquille.
L'enfance d'Angela Hartnett a été exigeante.
Angela Hartnett entend toujours des pas feutrés; passe de longues heures avec Béla Bartok.
C'est dans une des églises orthodoxes de Zagorsk qu'Angela Hartnett se sent le mieux: tout paysage fait son philosophe.
Angela Hartnett est fidèle en amitié… Elle aime les femmes.
Toutes les histoires d'amour se ressemblent, veut qu'on la laisse tranquille. Elle sent pourtant que le chagrin la guette.
Angela Hartnett n'est pas attirée par la perspective de voir son corps déshabillé.
En musique Angela Hartnett hésite entre Béla Bartok et Haydn, est musique car elle n'aime que la musique…
Une peau chargée de taches de pigmentation, un front plein de superbe, un regard intense avec quelque chose de tranquille dans les sourcils, un sourire calme, de longs cheveux.
"Écrire une lettre c'est se mettre nu devant les fantômes" et "le kaléidoscope de la mémoire nous restitue en miettes l'espace et le temps" sont ses sentences préférées.
21 octobre 2007
Histoire de l'instituteur (1)
A la fois modeste et ambitieux, peu à peu, ce projet s’est installé en moi… D’abord je n’y ai pas pris garde, ne me suis pas méfié, quelques notes griffonnées hâtivement ça et là, écriture enfiévrée, pages d’agenda, carnets, notes de supermarché ou de restaurant… Cette habitude prise, une autre s’est imposée, aussi peu dangereuse: relire parfois mes notes anciennes. Leur laconisme me frappa. Je m’interrogeai sur leur utilité, leur raison d’être, leur portée. J’ai bien dû accepter de comprendre qu’elles me donnaient une raison de vivre, une source inépuisable de forces — toujours nouvelles — puisées dans une pure et honnête interrogation sur mes motivations, mes habitudes de vie. Et, bien que cette conception d’une existence figée où l’avenir regardait toujours le passé me semblât quelque peu dérisoire, il fallut bien m’accommoder de ce que j’appelais alors mes «confessions laïques». Je le fis sans déchirement, tirant aussitôt les conséquences nécessaires: je devais m’étudier chaque jour, plus complètement encore. Mon métier m’en fournissant en nombre, je décidai de le faire sur un cahier.
Lentement, le flux du temps déposa, l’un après l’autre, des cahiers dans une armoire où ils se sont amoncelés. La quantité en devint bientôt si importante que les relire me demandait plusieurs jours de vacances. Je ne faisais alors rien d’autre. C’est ainsi que se constitua lentement ce projet qui maintenant me fait prendre la plume: regrouper ces notes éparses et quotidiennes dans un ouvrage qui ainsi retracerait ma vie. Qu’elle soit ni très riche ni très aventurière me semble secondaire, toute vie écrite est magnifiée par l’écriture et, noté dans un roman, la couleur du papier de toilette utilisé à tel ou tel moment, devient une notation importante. Je veux tenter de donner à mes semblables, s’il s’en trouve car chaque être est profondément unique, l’occasion de découvrir un homme le cœur ouvert, chose si rare en ces temps de consommation où chacun, livré à l’agression quotidienne de la télévision, aux vrombissements mécaniques, aux échanges protocolaires, au vide abyssal des mails et au flux incontrôlable d’Internet ne connaît de ceux qu’il fréquente qu’une façade. Peindre un homme dans toute sa détresse et sa vérité pour, qu’un instant au moins, il pense: «nous sommes deux sur terre».
24 octobre 2007
Madame de Charrières
Avertissement: les choses sont ce qu'elles sont, il y a peu de choses que l'homme choisit dans sa vie.
On dit - mais rien ne le prouve - que Madame de Charrières est née un matin d'avril 1962 à Biarritz, il semble qu’elle soit née un jour par un temps doux et ensoleillé .
Brice Azevedo fut, dans leur enfance, le meilleur ami de Madame de Charrières, a rencontré Sebastian San Vincente dans sa jeunesse.
Physique: des traits débonnaires, un teint mat, le front lisse… Madame de Charrières a des yeux bleus, un sourire timide, des cils triomphants.
Sentiments: Madame de Charrières aimerait savoir si Inés Arredondo l'a aimée, a trouvé son dieu : Georges Auric.
Amours: a subi une déception amoureuse irréversible; Madame de Charrières et André Toscano se sont aimés toute leur existence avec vigueur.
Goûts: est prête à se ruiner pour les coquillages et tout spécialement les ammonites; son livre de chevet est “La métaphysique de l'amour” de Schopenhauer; c'est à un concert consacré à Georges Auric que Madame de Charrières rencontra Benito Juarez, aime par dessus tout la peinture et particulièrement “Les Ménines”.
Rêves: Madame de Charrières conserve un souvenir ébloui de sa visite à la statue de Jeanne d'Arc à Paris.
Haines: Madame de Charrières vomit Juana Inés de la Cruz.
Métier: n'a pas toujours été chercheuse.
Généralités: Madame de Charrières sent vaguement qu'elle déçoit les gens par ses silences; Madame de Charrières sait qu'il n'y a pas d'authentique liberté. Madame de Charrières et Marion Xingjian ne vivent pas ensembles parce qu'elles s'aiment, mais parce qu'elles s'additionnent, Madame de Charrières, se consacre à son métier avec beaucoup de jouissance.
Pensée: déclare : "origine et destin doivent rester inséparables".
15 novembre 2007
Résumé de l'existence d'Unity Bellwood
Tout homme, toute femme, n’a toujours qu’un certain nombre de chances…
Née un lundi de 1946 par une matinée où la lumière baignait tout Boston.
Astrologie: bon accord avec le soleil dans le scorpion.
Physique: un visage reflétant la mélancolie, des traits assez ingrats mais une peau de couleur saine, un front plein de superbe, un regard romantique et désabusé, une bouche de bébé, de longs cheveux blonds cendrés.
Sentiments: a mis longtemps à s'apercevoir qu'elle n'a pas d'amis.
Unity Bellwood vit en extase devant Jacopo Baboni-Schilingi.
Amours: Unity Bellwood cherche depuis des années un homme au rire d'alcyon.
À seize ans, priait de ne pas mourir vierge.
Goûts: Unity Bellwood se damnerait pour les chiens, les ratiers tout particulièrement, exécre par ailleurs tous les autres animaux.
Ne se déplace jamais sans “Le rouge et le noir”, livre que lui a offert Martín Luis Guzmán, c'est à un concert consacré à Jacopo Baboni-Schilingi qu'Unity Bellwood rencontra Eduardo Mendoza.
Aimant la peinture Unity Bellwood l'aime complètement — le tort de l'amour est d'être trop intensif — par dessus tout “Le prince Balthazar”. Pour elle l'art et avant tout la peinture est la seule chose qui puisse compter dans une vie.
Unity Bellwood collectionne les portraits de Xavier Villaurrutia.
Rêves: Unity Bellwood ne peut pas oublier sa visite au château de Fontainebleau.
Métier: sa ferme est à l'écart de Boston.
Généralités: comprend l'anglais et aime le terme "untitled".
Unity Bellwood change de place sans bruit.
Unity Bellwood assomme tout le monde de ses conseils.
Pensée: une phrase de Juan José Arreola lui revient en tête : "la littérature est une blessure par où se manifeste le divorce entre les mots et le monde".
25 novembre 2007
Michael Palmer
Une vie n'est rien d'autre qu'une somme de péripéties.
Prologue: le langage cesse… la plupart du temps nous ne voyons d'une existence que ce que nous voulons voir. L'homme propose le destin dispose: la naissance de Michael Palmer a eu lieu à Venise un vendredi de septembre 1960. Astrologie: balance ascendant poisson.
Physique: ses traits réguliers sont égalisés et magnifiés par la lumière, un visage grisâtre, rond, des cheveux épais et foisonnants - un front plein de superbe… des yeux allongés énergiques, un nez aquilin, une bouche comme une mangue étrange.
Sentiments: Michael Palmer voue une amitié éternelle à Robert Russel. Vit en extase devant Monsieur de Sainte-Colombe.
Goûts: considère que l'art n'a de sens que s'il engage la vie de l'artiste, son livre de chevet est “La Passion selon Saint Jean”, c'est en 2005 à un concert consacré à Monsieur de Sainte-Colombe que Michael Palmer découvrit la fougue de la musique.
Jusqu’au jour où Michael Palmer vit le portrait de Fiamma Hasse Pais Brandao par Octaviano Valdés, il ignora ce que pouvait être la peinture, Michael Palmer collectionne toutes les illustrations possibles de “La Passion selon Saint Jean”.
Rêves: Michael Palmer ne peut oublier son passage sur le pont de la rivière Kwaï (celui vu dans le film).
Haines: c'est en répétant que "il n'y a pas d'unité dans une vie humaine" que Michael Palmer s'est fâché avec Sally Hawkins.
Métier: n'a pas besoin, pour vivre, de gagner sa vie à travailler comme intellectuel.
Généralités: parfois sa vie ne lui semble rien d'autre qu'une suite d'erreurs et de regrets… il faut bien que quelque chose comme ça lui arrive un jour. Michael Palmer n'est pas facile à tromper, n'aime pas sa réputation de grand intellectuel.
Pensée: Michael Palmer se répète le plus souvent : "l'homme paraît aveuglé par la passion".
02 décembre 2007
Présentation de Mary Smith
Avertissement: la tolérance est un travail exigeant que s'impose l'époque, l'homme ne respecte que les désastres.
Mary Smith est née en 1970 dans un quartier étrange de Zagreb.
Astrologie: son signe astrologique est le scorpion.
Physique: une large face d'un ovale plutôt allongé, des traits quelconques, peau piquetée de taches de rousseur, le front lisse, l'oeil d’un noir d'enfer, une bouche trahissant une grande sensibilité… une coupe de cheveux bizarre.
Sentiments: Mary Smith a mis longtemps à s'apercevoir qu'elle n'a pas d'amis; Mary Smith admire Robert Schuman dont elle sait tout.
Amours: Mary Smith aime beaucoup John Fante; craint que les choses ne soient allées cette fois un peu plus loin qu'elle ne l'aurait voulu.
Goûts: Mary Smith ne pourrait vivre sans les sentiments, l'entente… Mary Smith peut bavarder inépuisablement sur “L'amant de lady Chatterley”, Norpois lui a appris à aimer la musique de Robert Schuman.
Aime par dessus tout la peinture, tout spécialement “Les cinq portraits”.
Aime toutes les bêtes.
Rêves: Mary Smith voudrait aller jeter un oeil à l'église romane d'Azinou à Chypre.
Haines: Mary Smith aurait détesté être Oriane Proust.
Métier: en vacances, rentre toujours très tard des champs: elle adore rester sur le tracteur de sa propriété de famille.
Généralités: il y a en Mary Smith des notions bâties de richesse et d'affolement, travaille à l'écriture d'un roman qu'elle veut intituler "one step beyond", ce qui lui manque c'est une vision des choses; médecin libérale,se consacre à son métier avec beaucoup de jouissance.
Pensée: ne se lasse jamais de répéter cette proposition de Mariana Azuelo: "nous sommes grands aux dépens des autres".
