01 novembre 2016

Vers Cabrières, 12 h 25

Un sourire pur balaie son visage. Un vieux chien noir-blanc le suit comme une ombre, seul son halètement rythme le temps. Il pense que tout ce que propose la civilisation, tout ce qu'elle apporte, rien n'est rien si les hommes ne comprennent pas qu'il est plus émouvant pour chacun d'eux de vivre un jour que de réussir le progrès technologique. Un vol lent de corbeaux s'arrache du sol lourd comme une seule masse. Un peu plus, un peu moins, c'est beaucoup, c'est même l'essentiel. Il laisse la porte grande ouverte aux impressions qui... [Lire la suite]
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01 juin 2016

Il attend quelque chose

Il a tout son temps. Quelque chose doit se produire…. Il attend quelque chose, ne sait quoi, mais attend…. Il faut se méfier de ça, et bougrement, même. L'heure tourne. Il pense les vies grevées de peur, les désespoirs si longtemps tus dont se fait cette nature égoïste. Les morts se relèvent pour lui. La vie que l'on ne soumet pas à l'examen ne vaut pas la peine d'être vécue. Le silence l'attire-lui fait peur…. Il pense que les hommes ont abandonné les contrées où la vie était dure car ils avaient besoin de chaleur. Il attend quelque... [Lire la suite]
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26 mai 2016

Le temps gagné devient du temps perdu

Engelberge pense à des définitions aussi exactes que possibles... Engelberge enjambe un muret... Exhalaison verte de l'herbe ; la campagne n'émerveille personne. Odeur sucrée des blés — il s'arrête, l'assied sur un muret, regarde l'horizon. La chaleur devient de plus en plus épaisse. L'espace paraît vide — il fait trente deux degrés... Le soleil incendie encore le paysage ; Engelberge marche sans but, pour marche, pour remplir sa tête de ses pas ; il s'arrête, l'assied sur un muret, regarde l'horizon. Le soleil-étalon couvre la... [Lire la suite]
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06 mai 2016

aux environs de Hyelzas, 14 h 35

La plaine ne se termine qu'au ciel. Il hait la ville qu'il ne peut se résoudre à quitter. La tranquillité du jour le surprend et l'inquiète. Ici ou là, les tiges sèches, friables, artificielles, de chardons secs surmontées de leur improbable touffe de coton inutile. Il est impuissant à maîtriser le magma de sensations qui se bousculent dans son esprit. Enchevêtrements de buissons épineux et amoncellements désordonnées de pierres protègent le paysage de la tentation de la civilisation. Comme les vivants il se nourrit des morts. Le... [Lire la suite]
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26 mars 2016

Galy, 15 heures 25

Il aspire à tout ce qui peut arriver. Il s'arrête de nouveau. Une plante jaune au bord d'un talus, une espèce de sauge, brille au soleil, solitaire dans la lumière. Ce serait ainsi. Il pense : "Les choses viennent, on ne peut pas les empêcher…". Devant lui la roche s'arrête brusquement, tombe à pic ; des sapins contorsionnés s'accrochent au bord…. La vie s'endort dans sa certitude. Sa conscience d'exister s'accompagne de la crainte de mourir. Une plante jaune au bord d'un talus, une espèce de sauge, brille au soleil, solitaire dans la... [Lire la suite]
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27 décembre 2015

Il cherche l'assurance de demain

Il lui semble entendre la pulsation du monde. Il pense qu'il n'existe pas de droit particulier au bonheur, ni davantage au malheur. Il va au hasard dans une grande confusion…. Il est difficile de vivre avec les hommes car il est difficile de garder le silence. Les lointains sont veloutés. Un peu plus, un peu moins, c'est beaucoup, c'est même l'essentiel. L'appel du silence est le seul qui mérite d'être écouté. Il regarde autour de lui. Il voudrait compter l'infinité des pierres des murs. Les choses ne lui sont pas muettes. Dans la... [Lire la suite]
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17 novembre 2015

Entre Anilhac et Caussignac vers 15 heures

Il sait les paroles mortes. Comme de vieux plumets dérisoires, des silhouettes d'arbres malingres soulignent les crêtes des collines. L'espace s'entoure d'espace. Il aimerait savoir tout réinventer. La terre a ici une pudeur extrême. Les herbes, parcimonieuses et fragiles, se protègent. Les passions qui l'entourent lui montent à la tête. Trop absurdement profondes, les vallées sont autant de frontières. Vers où sont-ils allés. Le paysage se parle dans sa tête. De petits nuages passent dans le ciel du soir, par groupes de deux ou... [Lire la suite]
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12 novembre 2015

les nuages font de grands coups de pinceau

70 homoesthétique conscience du pouvoir de l'artiste méthode problématique loi du moindre effort exception de l'art génie mort du père déception du sublime critique de la mondialisation mutabilité esthétique de la philosophie autonomie de l'art influence du cartésianisme distorsions distance critique modèle idéal face cachée du platonisme tradition aristotélicienne réconciliation de l'esprit et de la nature aptitude à juger molle liberté de la volonté rien ne peut vous arrêter 71 homopaysage les nuages font de grands coups de... [Lire la suite]
22 octobre 2015

la chronologie est parfois confuse

Le paysage est plein de puanteurs ; le ciel s'impose. Le jour a la couleur des blés. La journée est torride — il y a partout de la lumière, une luminosité immense — il fait trente deux degrés... Le soleil est du soleil — effluve poivrée de la terre sèche ; une longue allée de pins coupe en deux le jaune des blés ; les champs sont immobiles de chaleur — une petite route bruit dans la chaleur de l'été ; les champs sont des hymnes à l'air. Le ciel bleu et dur renvoie la chaleur. La lumière est à l'intérieur de l'air. Odeur du goudron... [Lire la suite]
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06 août 2015

Près du menhir du Fraïsse, 9 heures 55

Peut-on arrêter le temps qui passe. La solitude s'éprouve ici comme une force. Un nuage de passereaux virevolte. Les morts vivent en lui. Le temps est devenu tout mou. Dans la vie, le mystère est si simple !. Rien ne le justifie. Il voudrait faire quelque chose. C'est le beau silence. Rien, l'agitation en lui-même, les minutes, les secondes, le vent. Il aspire à l'éternité mais préfère encore son temps. Sa peur est inaccessible. De déconcertantes images s'agitent dans son cerveau. En son cœur se mêlent le bonheur et la peine. L'espace... [Lire la suite]
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