24 janvier 2016

la vérité de l'écriture

Les jeunes écrivains ont des scrupules qui disparaissent avec le métier : en plus du comment et du pourquoi, je me demandai si je pouvais tout dire de ma vie. J’avais notamment abandonné l’idée que je pouvais encore faire quelque chose pour ma mère, je savais que je ne pourrais atténuer sa tristesse et l’amener vers autre chose espérant qu’enfin nous pourrions être tous heureux, mais j’avais quelque mal à mettre cette absence de scrupules sur la place publique, il me semblait encore que la littérature ne pouvait être que... [Lire la suite]
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16 octobre 2015

la poésie est partout à qui sait la voir

Il sait qu’après tout ce qu’il vient d’apprendre il lui sera difficile de trouver le sommeil, décide de se promener le long du fleuve où défilent des sampans éclairés par une simple lanterne. Décidément, pense-t-il, la poésie est partout à qui sait la voir, ce spectacle d’archaïques sampans glissant lentement entre les deux couches d’eau noire, de la pluie et du fleuve, les faisant apparaître comme flottant dans l’indéfini d’un espace illimité n’est-elle pas symbolique des destinées humaines qui vont lentement, en aveugles, vers des... [Lire la suite]
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09 octobre 2015

l'imagination force la pensée

59 homophilosophie a toujours une idée précise en tête la solitude est en effet comme ça pourquoi faut-il que je sois autre enfin il y a des choses qu'on croit éternelles rien à voir l'imagination force la pensée l'angoisse se nourrit de la tristesse l'ingéniosité est perverse tous les jours rencontrent leur fin quelque part manioc chacun va dans Miami à la recherche de sa proie comment concilier abandon intense et intimité extrême qu'importe quel homme est assez fort pour refuser la possibilité d'espérer étant donné ça habiter c'est... [Lire la suite]
04 septembre 2015

J’ai mis longtemps à trouver le sommeil

« Pour certains hommes, un jour vient où le grand Oui ou le grand Non doit être dit. D’emblée me révèle celui qui porte en lui, tout prêt, le Oui ; et, en le disant,   il accroît encore mon crédit et sa résolution. Celui qui a dit non ne s’en repent point. L’interrogeât-on c’est non qu’il redirait. Et pourtant l’accable ce non, ce juste non, toute sa vie.»   […] La poésie dit l’imperceptible du perceptible et le perceptible de l’imperceptible. Lecteur 2 résister (réalité fiction) tous ces poèmes le reste... [Lire la suite]
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22 novembre 2014

une pelote de désordres absolus

Peter se sent pris dans l’incertitude et l’angoisse comme dans les tentacules gluants d’une pieuvre géante ou dans la masse visqueuse, mucilagineuse, de la boue d’un marécage. Une immense lassitude tombe sur lui en trombe d’orage. Lui qui prétendait toujours maîtriser les situations les plus diverses, voilà que, soudain, de façon inattendue il s’aperçoit qu’il ne maîtrise rien, qu’il n’a jamais rien maîtrisé, que le passé le rattrape avec la vitesse d’un buffle lancé au galop. Il croyait s’être passé à jamais d’un père mais un père... [Lire la suite]
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19 septembre 2014

obsession

obsession (je me souvenais de l'homme qui m'accompagnait) la lumière était une peau arc et flèche a trip super with a fresh sex rosse labbra elle me suçait la langue traçant des idéogrammes de sang je collais mes lèvres au ventre elle jouait les charmeuses de serpent (vert sur vert) expérience de la plénitude le désir nous écartelait sexe comme une gigantesque pâquerette (je n'étais que chatte et vit) je me roulais dans sa prairie imago bouillante investie dans le bleu de l'œil (fleur purpurine du con) ses dents mordillaient mon pénis... [Lire la suite]

06 septembre 2014

La mort est la seule vraie pierre de touche

II - 33 Chaque jour des milliers de gens sont tués; quelle est la part de vérité dans tout cela? Le monde est une course d'obstacles. Chaque matin qui passe, chaque jour qui se termine, Il lui dit de nouveaux vers tous pleins de la jouissance de l’unité et de la douleur de la séparation. Chaque médiatisation des risques ou des alertes suscite des vocations de quelques rigolos. Chaque minute qui passe est un don du ciel! La mort est la seule vraie pierre de touche du bonheur. Chaque officier s’adresse à l’un ou l’autre. Chaque page... [Lire la suite]
03 septembre 2014

le roman ne m’intéresse pas

Tout en esquissant son sourire le plus carnassier, il plante de façon provocatrice son regard dans celui de Marielle, « fini de jouer se dit-il, on va bien voir qui va mener le jeu ». —    Je vais être très franche avec vous… Elle sourit et son sourire leui fait comprendre qu’elle entend bien, elle aussi, jouer sa partie. —    je suis très connu comme romancier et, je crois, si j’en juge mes ventes, très apprécié des lecteurs mais… Tout en ne quittant pas son regard, il marque un moment... [Lire la suite]
12 juillet 2014

entreprise de séduction

Le soleil tourne lentement. Les ombres se déplacent. L’interview poursuit sa routine. Constantin s’ennuie comme d’habitude mais répond en souriant des banalités dites cent fois. Constantin n’est pas doué pour l’admiration. Si ce n’est celle des femmes qu’il juge belles. C’est le cas de la Cebaldi qu’il ne cesse de regarder dans les yeux avec son petit sourire de séducteur en coin. Il aimerait qu’elle le surprenne, lui pose les questions que personne n’ose jamais lui poser. Le temps passe lentement, elle n’a pas l’air pressée et comme... [Lire la suite]
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12 février 2014

Stanislas était un traître droit

Je vous ai tellement dit déjà que Stanislas m’avait donné le goût de la poésie orientale que je crains de me répéter et de devoir subir encore votre ironie. Mais, au fond, c’est moi qui décide et vous pouvez toujours me demander de vous supprimer de mes listes… Ce matin, dans l’avion qui me ramène de Barcelone à Paris, je lis ce recueil de Machrab, Le vagabond flamboyant, qui convient parfaitement à ma mélancolie et parmi tous ses poèmes c’est tout particulièrement celui-ci qui m’accroche car il m’apparaît comme un commentaire de la... [Lire la suite]
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