16 janvier 2017

Infanticide

Par Teutberge Orbison Qui connaît ne parle pas : qui parle, ne connaît pas encore et encore Ils travaillent, mais ne produisent pas. Parfois il sait les expérimenter ensemble ; Heureux qui les sait respecter comme elles méritent de l’être! Plus heureux qui porte en son cœur celles d’un heureux naturel ! Il est bien facile de voir que je veux parler des vertus ; leur noblesse et leur excellence sont l’objet de tout ce discours ; mais j’ai cru qu’il fallait d’abord établir une règle sûre pour les bien distinguer du vice ; une vertu... [Lire la suite]
Posté par hodges à 17:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

16 janvier 2016

Retour sur ma vie

À dix sept ans, persuadé que mon nom même me destinait à l’écriture, je décidai d’écrire mon premier roman. Comme presque tout écrivain débutant je pris comme sujet ma vie, notre route dans la vie étant si encombrée de trop de souvenirs nous ne pouvons toujours les cultiver, aussi nous ne pouvons accomplir plus ou moins bien notre parcours dans le monde des vivants qu’en s’en débarrassant quelque part et c’est l’écriture littéraire qui, pour moi, accomplissait au mieux cette fonction. L’autobiographie aide à aller mieux :... [Lire la suite]
Posté par hodges à 14:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
20 décembre 2015

Notre appartement

Il faut dire que l’appartement où nous vivions n’avait rien de très agréable. Toute notion de confort en était en effet absente. Nous occupions tout le premier étage d’un ancien hôtel particulier du dix septième siècle : les pièces étaient immenses, les plafonds très haut, l’escalier d’accès majestueux avec ses parois de faux marbre et les balustres de son vaste escalier de style Louis XIII, les fenêtres étaient gigantesques, les caves étaient profondes et les greniers vastes. Tout cela avait dû être extrêmement luxueux. Mais,... [Lire la suite]
Posté par hodges à 22:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
28 mai 2015

Deux pages du journal de 1938

Dimanche 23 janvier 1938 Il a continué à neiger tout le jour. J’ai pris les vieilles raquettes de mon père et je suis parti marcher dans les près autour de la ville. Rester en famille à la maison est de plus en plus difficile, maman ne parle presque plus à personne, elle est de plus en plus mélancolique et papa, après avoir longtemps essayé de la distraire, de lui faire rencontrer des femmes de collègues, a abandonné. Il s’enferme de plus en plus dans le travail. J’ai beaucoup de mal à rester en famille. Les dimanche me sont de plus... [Lire la suite]
15 décembre 2014

Treize ans

En octobre 1935, à peine treize ans, j’entrais en classe de quatrième et les événements qui, cette année-là, furent particulièrement importants ne furent ni l’entrée en guerre de l’Italie en octobre, ni la restauration de la monarchie grecque, ni l’installation d’une base secrète d’essais d’armes chimiques et biologiques en Algérie, près de Beni Oufni car je ne savais à peu près rien de ce qui se passait dans le monde celui-ci étant globalement restreint au canton de Mende, le reste relevant, comme me paraissait alors tout... [Lire la suite]
Posté par hodges à 16:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
18 novembre 2013

Le temps stagne

11 A nice day in the universe... Il ne saurait pas dire le bonheur qu'il a à être avec sa mère — une image obsède il, celle d'un homme qui le porte sur ses genoux, cet homme lui offre un gyroscope doré dont la roue est peinte en vert métallique, il ne sait pas quel âge il peut avoir. La présence de sa mère lui est un bonheur inexplicable; Abel en avait gardé un sentiment extraordinaire de liberté, tout lui est facile... Il revoit la "grande salle à manger" de ses grands-parents; le monde des adultes lui paraît être un... [Lire la suite]
Posté par hodges à 10:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

15 juillet 2013

veille de rentrée

Prendre un certain plaisir à parler de soi dans le vide, à jeter des mots au vent en espérant simplement, dans ces mots envolés, retrouver quelques sensations passées, parfois même oubliées. Parfois les mots se moquent de moi. Ils sont là, je le sais, je les connais, je les connaissais par leur nom, ils sont prêts à surgir du recoin de mon cerveau où ils se sont cachés, ils ne le veulent pas, me narguent, ne veulent pas venir. Et cette moquerie m’est douloureuse, je ne peux les appeler, j’ai oublié leur nom, espérant les attirer par... [Lire la suite]
Posté par hodges à 07:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
13 juin 2013

veille de rentrée

La rentrée. La rentrée 1932. Il y en eut d’autres dans ma vie mais cette rentrée-là fut celle de ma vie. J’avais neuf ans et demie mais les soins de mon père, les attentions de ma mère et la rudesse de la vie à la campagne m’avait donné une certaine maturité. Le dernier mois passé à La Roche m’avait aussi montré que, désormais, je n’étais plus vraiment un enfant du village : j’abordais cet événement à la fois avec une appréhension certaine mais aussi, notamment parce que mon père n’avait cessé durant tout l’été de me peindre ce... [Lire la suite]
Posté par hodges à 11:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
30 novembre 2012

Souvenir 12449

On apercevait son dallage rouge et luisant comme du porphyre ce qui amusait alors Bouillebœuf, tout absorbé d'abord par les soins de père qu'il donnait à sa fille, puis par les souffrances que celle-ci lui avait causées enfin, même plus tard, quand je commençai de composer un livre, certaines phrases dont la qualité ne suffit pas pour décider à le continuer, j'en retrouvai l'équivalent dans Biche car pendant toute la journée, dans ces promenades, j'avais pu rêver au plaisir que ce serait d'être l'ami de la duchesse d'Austin. Il est... [Lire la suite]
Posté par hodges à 07:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
15 novembre 2012

tu disais que tu ferais jamais ce boulot

tout était immobile tout étourdi de ce qui s'était passé tout intermédiaire devient un juge tout laisser là tout le monde a bien compris que tu veuilles te changer les idées tout le monde a des idées pour la suite tout le monde dort tout le monde est informé de votre aigreur et de votre mécontentement réciproque tout le monde le sait depuis fort longtemps et qu’ils sourient d’un air désolé dans mon dos tout le monde m’a remarqué tout le monde nous appelle les habilleurs tout le monde peut-être ne pense pas ici comme moi tout le monde... [Lire la suite]
Posté par hodges à 08:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,