14 octobre 2007
Promenade sentimentale
Zabre accompagna Wilfrid à la porte de sa chambre et, après l’avoir salué, le quitta.
Wilfrid alla s’allonger et comme les vapeurs du vin lui communiquaient des sentiments élevés, il sonna la bonne. Ce fut la garçon du bar qui monta. Il le renvoyant lui commandant deux cognacs: il ne se sentait pas encore assez bien pour goûter aux amours masculines.
Zabre, désormais assuré de rencontrer X…, alla rejoindre Armelle qui l’attendait dans sa chambre lisant un livre d’alchimie qu’il lui avait prêté. Ils avaient projeté d’aller se promener… Aussi sortirent-ils et, ayant la veille visité la campagne environnante, décidèrent de flâner dans les rue du village. Armelle abandonna sa main à Zabre.
Ils trouvèrent le garde-champêtre occupé à inscrire au crayon feutre rouge un procès verbal sur le pare-brise d’une spitfire écarlate : ni le véhicule, ni le garde champêtre n’eurent droit à un regard.
Ils rôdaient en silence, allant au hasard des rues sans jamais s’arrêter, repassant plusieurs fois par les mêmes lieux, paraissant ne rien voir ou, plutôt, tel des poissons rouges dans leur bocal, trouvant tout toujours nouveau car c’est en eux-mêmes, dans les yeux l’un de l’autre, qu’ils découvraient leurs paysages.
Devant l’église, assise sur les pieds de la vierge éplorée, une vieille femme en costume local cirait les pierres du calvaire. Des enfants, riant et se bousculant, sortirent de l’école sous l’œil fatigué de leur maître…
25 décembre 2007
Matin de marché
Ainsi, devant les yeux du maître, tout n’était que sites étrangers, les mouillages des ports, les rocs inaccessibles, les sentes en lacets et les arbres touffus.
Odyssée, chant XIII
Huelgoat, jeudi 23 mai, 8 heures 15
D’un coup précis de son canif, la garde-champêtre trancha la gorge du chien ficelé sur l’achafaud. Un jet de sang puissant jaillit de la gorge de l’animal dont l’aboiement s’affaiblit en un long sifflement d’agonie. Le sang, giclant au rythme cardiaque, mouillait les chaussures de l’exécuteur, rebondissait sur les pavés tachant la place d’une mare de de rouge brun. Quand la bête cessa de s’agiter, que le sang ne coula plus que goutte à goutte se coagulant avec lenteur le long des pieds de la table qui servait à l’exécution, la foule applaudit bruyamment puis commença à se disperser. Passant devant le cadavre un jeune homme se signa, une grand-mère trempa dans la mare de sang une branche de buis, un enfant prit quelques photos avec un appareil jetable, un peintre croqua la scène puis, peu à peu, chacun retourna à son travail et ceux qui n’avaient rien à faire se dirigèrent vers la place Aristide Briand où se tenait l’habituel marché du jeudi.
Une agréable odeur de cochon rôti et de fumier emplissait l’air, des paysans venus de toutes les fermes environnantes avaient posé sur le sol, alignées le long des trottoirs, des caisses renfermant chacune cinq ou six piorcins embrennés. Déjà des camions arrivaient.
Zabre et X…, l’air fatigué, traits tirés, teint have, rentraient de leur labeur nocturne. Ils traversèrent la place sans trop regarder autour d’eux tant il leur tardait d’aller enfin se coucher. Rue de Berrien ils se séparèrent.
Ouvrant la fenêtre de sa chambre à l’hôtel du Roi Artus, Armelle, sans geste ni mot, regarda Zabre pénétrer dans l’hôtel.
15 février 2008
Histoire de la fille publique (8)
Tout n’a pas été rose, la vie ne m’a pas épargné, j’ai, en effet, connu bien des périodes de difficultés, dans mes démêlés, par exemple, avec les cellules révisionnistes du Parti Communiste soucieuses de morale bourgeoise (Ah, Jeannette, que de mal commis en ton nom…) qui se refusaient à admettre le rôle émancipateur de mon engagement ou encore lors de mon arrivée dans Huelgoat, ce gros village, où, bien que la plupart des mâles aient joui de mes faveurs, mes actes suscitèrent aussitôt une animosité féroce me contraignant au secret, à une dissimulation nuisible à mon action révolutionnaire. Il me fallut faire preuve de beaucoup de persévérance et même (j’ose l’affirmer), d’habilteté tactique pour, lentement, me faire admettre puis, les notables ne connaissant pas mes idées et se persuadant à la pointe de leur sexe que mes agissements ne pouvaient que les servir, pour me faire apparaître comme une nouvelle institution communale due à leur dévouement à la communauté. Aveuglés par leur appétit de jouissance, ils ne voulurent pas voir que ma position me permettait de saper ces institutions elles-mêmes. C’est maintenant chose faite et, sana la méfiance toujours en éveil et les tentatives de récupération et de noyautage de Stanislas Zoubatov, le garde-champêtre, Huelgoat aurait certianement connu des heures de révolte.
Quoi qu’il en soit, la pression monte dans les testicules, les utérus s’irritent de leur délaissement, la révolte ne saurait tarder. Je suis persuadée que, sous peu, se constituera dans le village une opposition résolue, décidée, radicale, sauvage qui fera éclater les structures archaïques, les pesanteurs socio-culturelles, les oppressions idéologiques de toutes sortes, les aliénations religieuses. L’homme alors se libèrera des multiples jougs qui l’oppriment.
Ce jour réalisera le plus beau de mes rêves…
06 mai 2008
Petite conversation entre amis
Armellle, Robert et Sege se sont assis à une table ronde au fond de la crêperie. Ils ont commandé des crêpes de froment (complètes, œufs miroir, bolée de cidre…) et poursuivent leur conversation : — Et si on les attachait, demande Robert ? — Ce ne seraient plus des chiens errants, répond Serge avec perspicacité, or le système social exige un certain nombre de chiens errants pour que les autres ne le soient pas… — C’est juste, acquiesce Armelle.
Robert attaque sa crêpe. Armelle coupe la sienne, Serge boit une gorgée de sa bolée de cidre… L’atmosphère de la pièce, meublée de vieux meubles rustiques en bois sombre bien ciré, ornés de toutes sortes de roues, est chaude, agréable, même un peu embarassante tant elle pousse ces jeunes gens qui, il y a quelques minutes ne se connaissaient pas, vers une camaraderie confiante et absolue.
— Mais, reprend Robert, prendre les chiens en flagrant délit doit pas toujours être facile? — Non, répond Serge. — Alors, poursuit Robert, ça doit limiter les exécutions! —Non. Un temps de réflexion, un angelot passe dans la vapeur des crêpes — Pourquoi donc, demande Armelle? — Ils ont plusieurs moyens, dit Serge. — Lesquels, demandent simultanément Armelle et Robert? — Assez simple, dit Serge. — Mais encore, insiste Robert entamant sa troisième bouchée soigneusement constituée d’œuf, de crêpe, de gruyère et de jambon!
Serge avale une gorgée de cidre. Il poursuit: — D’abord il y a les chats policiers… dès qu’un propriétaire constate une infraction, il requiert le garde-champêtre qui amène un chat policier sur les lieux. Celui-ci attire la plupart des coupables. Ensuite…
Il marque un temps d’arrêt, déglutit, se passe une main sur le front… — Ensuite, insiste Robert?
25 juin 2008
Passer à autre chose
La course à la mairie terminée, on ramassa les blessés, le curé bénit les deux morts, la foule, commentant les événements avec chaleur, se dispersa. Les employés municipaux ont sorti les balais et commencent à essayer de faire place nette. Le carillon de l’église sonna la demie de seize heures, le village, peu à peu, recouvrit le calme de ses jours ordinaires, ll’ombre des nuages déferlait en vagues sur la place, les oiseaux coupaient le ciel en tranches… La vie continuait, comme toujours.
Serge, Robert, Armelle, sans bruit, sortent de leur chambre. Ils laissent Wilfrid et Ugolin échanger leurs impressions, discuter tactique de course, entraînement des coureurs, mérites respectifs de chacun d’eux, erreurs des blessé et des morts… Armelle accepte d’aller dîner chez Serge.
Ils effacent l’inscription laissée par le garde-champêtre sur le parebrise de la Spitfire, démarrent, évitent les obstacles qui jonchent encore le sol toujours poisseux de la place. Un grand père,a ssis sur un banc, fumant une pipe nauséeuse, les deux mains appuyées sur sa canne, le menton reposant sur le dos de ses mains, les regarde partir. Il arbore un sourire ironique.
Huelgoat, jeudi 23 main, 16 heures 30
14 novembre 2008
Réveil matinal au tambour
Il dit, et, pris de crainte, le peuple phéacien apprêtait les taureaux…
Odyssée, Chant XIII
Huelgoat, vendredi 24 mai, 8 heures 30
Un roulement de tambour éveilla les derniers villageois encore couchés (le vendredi étant commercialement calme, certains autochtones, ce jour-là, se permettaient la grasse matinée jusqu’à neuf heures). Les fenêtres ouvrant sur la place explosèrent toutes et s’épanouit une floraison printanière de têtes variées. Les occupants des maisons ne donnant pas sur la place arrivaient de toutes les rues de la ville : une femme vint en bigoudis, une autre donnant le sein à son nourrisson, certains hommes finissant de boutonner leur ceinture ou leur braguette, un homme tenait encore sa tasse de café à la main, une femme vint en peignoir, une autre aux bras de son homme dont le col de chemise était déboutonné… Bientôt la place où se dressaient les coiffes innombrables ressembla à une marée écumeuse remontant lentement la ria.
Le garde-champêtre était monté sur les marches du monument aux morts, entre l’ange de la victoire ailes déployées et le soldat blessé effondré sur un reste de tronc d’arbre (une de ces charmantes allégories de style 1914-18 qui, nées spontanément, sans raisons évidentes, témoignent de la présence dans l’esprit français de ces impulsions hautement créatrices surgissant çà et là sur le territoire, semblables en cela aux éruptions de volcans qui, longtemps endormis, révèlent, sans que rien ne le laisse prévoir, leur puissance au grand jour). Là, se lissant les moustaches, il attendait stoïque que la foule s’assemble. Lorsque tous les villageois furent arrivés et au garde à vous — à l’exception toutefois de la mère qui ne pouvait lâcher son nourrisson tétant —, le garde champêtre, d’un revers de manche, essuya l’insigne de ses fonctions pour, le faisant briller au soleil timide encore, affirmer son grade et sa fonction perlocutoire puis il déploya un rouleau de papier et, d’une voix forte, mélodramatique, lut le texte suivant :
« Vu l’article 2687 a bis du code municipal… »
18 novembre 2008
Et Dieu dans tout ça
«Vu l’article 2687 a bis du code municipal.
vus les articles 33, 28375, 295 b du code de la route
vu l’article 1 du codé pénal breton
qui définissent nos droits et prérogatives, nos devoirs et obligations, nous, Pierre Jules Créon Antoine Anselme Ernest Baptiste Théophraste Théodore Breiz, Maire élu et en fonction, nous devons de porter à la connaissance des populations civiles, religieuses, militaires, rustiques de notre commune les faits délictueux suivants ainsi que leurs tenants, attenants et aboutissants… »
Parvenu à ce point de sa lecture, le garde-champêtre s’interrompt pour reprendre son souffle et son mouchoir, replie le rouleau de papier et l’introduit dans une des poches gauches de sa veste fonctionnelle.
Au premier rang, un enfant brun, dix ans (environ), appliqué, se cure le nez et mange sa morve. Sa mère abandonne le garde-à-vous pour lui flanquer une giffle remarquée et approuvée de la population présente.
Histoire du jeune garçon
J’ai peur… Depuis mardi j’ai la frousse, j’ai peur !
Mardi, il pleuvait, on discutait sous le préau, à l’école. Y avait moi, Plancoët et les jumeaux Le Tallec. On discutait de choses, d’autres, tranquilles, sérieux, raisonnables, chacun pesait ses arguments, réfléchissait, prenait son temps. Puis, je ne sais plus pourquoi, un des Le Tallec, celui qui redouble — ils ont presque onze ans — a posé une question : — Et Dieu, vous y croyez à Dieu vous autres ? Sans hésiter l’autre Le Tallec a répliqué : — Dieu c’est comme le Père Noël ou Superman, ça existe pas ! — Si ça existe, a repris Plancoët avec vigueur. — Quoi ? Le Père Noël, Superman ou Dieu ? — Dieu, a dit Plancoët sans hésiter. — Tu y crois, toi, a insisté Gwenn Le Tallec, celui qui redouble ?
Je me suis mis à pleurer. Je n’ai pas pu répondre à Le Tallec, j’avais trop peur… Il a fallu que le maître me console.
25 novembre 2008
Annonce publique
Nouveau roulement de tambour, très théâtral, faisant fuir le silence du village. Il éveille aussi Armelle. Elle se frotte les yeux, s’assied sur son lit, se frotte les yeux, baîlle, un peu, étire ses bras, penche la tête sur son épaule droite, sourit, elle est toute chaude, elle est bien.
Lorsque le tambour arrête ses roulades, le garde-champêtre lisse sa moustache de sa main droite, se racle la gorge discrètement, regarde d’un œil dominateur la foule assemblée, il crie : « Citoyens, je dois vous dire que cette nuit un quidam a accompli un grand forfait au mépris de tous nos us et coutumes. Il faut que je vous dise que, ce matin, j’ai fait ma toilette comme d’habitude puis que je me suis habillé et sorti pour veiller à la paix du village… » Silence général : les habitants pèsent la gravité de ces mots car les paroles du garde-champêtre sont d’évangile. C’est le moment que choisit Armelle pour ouvrir ses contrevents métalliques. Dans le frais silence de la place, ils claquent sèchement : tous les regards se tournent vers elle, le garde-champêtre la fixe d’un air courroucé mais sa dignité exige qu’il garde son calme et poursuive. Il poursuit : « … quelle ne fut pas ma surprise, en arrivant à l’échafaud par lequel je commence d’ordinaire mon inspection des lieux publics, de constater que le condamné d’hier était évadé, cordes tranchées, le corps du délit avait disparu… » D’un geste majestueux suivi de tous les regards de la foule, il désigne le lieu du supplice. Armelle ne peut réprimer un très léger sourire. Dans la populace, un vieillard, fumant sa pipe appuyé sur sa canne, se met à ricaner méchamment. La plupart des personnes présentes ne manifestent d’autre sentiment que la stupéfaction la plus stupéfaite.
Nouveau roulement de tambour : les regards de la foule reviennent au garde-champêtre.
29 novembre 2008
Appel au Peuple
Le garde-champêtre poursuit son allocution à la foule de ses concitoyens: «…je demande à la population, hommes et femmes, petits et grands, de me tenir au courant de tous les agissements suspects qui auraient pu être remarqués ces derniers jours. Les bons citoyens ont des yeux et des oreilles qui doivent être mis au service de la cause commune, informer votre Maire n’est pas dénoncer mais agir pour le bien commun car l’agent de la force publique que je suis ne peut tout faire tout seul. Nous comptons sur vous, sur votre sens de la Loi, adressez-vous à la mairie où sont ouverts à votre disposition des registres de témoignages. Les informations les plus utiles seront récompensées… Pour ma part, j’ai déjà quelques idées et, pour le bien commun, je serai impitoyable, le, la ou les coupables seront sévèrement châtiés…»
Il s’arrête à nouveau, sort de la poche droite de sa veste un autre rouleau de papier, lit d’une voix forte: «Quiconque aura enfreint la Loi ou aura été témoin d’une infraction sans la dénoncer sera, quel que soit son âge, jugé et pourra être condamné à des peines allant de l’encagement public ou privé aux différents peines, y compris capitales, prévues par le Code Civil. Nul n’est censé ignorer la Loi…»
Il replie le rouleau de papier, l’introduit dans sa poche droite puis, d’un dernier roulement de tambour, rend sa liberté à la foule. Le sacristain Petit approche alors une échelle pour que le Représentant du Peuple descende de son monument et puisse accomplir son autre tâche de la matinée: l’exécution d’un vieux chien coupable d’avoir contrevenu à la loi du 21 juillet 1881 et que les chats policiers avaient retrouvé presque immédiatement près du lieu où il avait accompli son forfait.
Commentant l’aubaine qui lui permet de se faire apprécier des autorités, la foule se presse déjà vers la mairie où s’initie une queue devant les registres de témoignages.
06 décembre 2008
Face à la Loi
Son travail accompli, le garde-champêtre se dirige vers la forêt. A la sortie du village, il rencontre Zabre qui revient, l’air fatigué, sûrement mal dormi, il porte une grosse musette pleine, ça éveille la suspicion toujours sur le qui-vive du représentant de la Loi qui roule le côté droit de sa moustache entre son pouce et son index (droits également, mais peu importe…. Interrogatoire soupçonneux : — Qu’avez-vous dans votre musette ? — Rien d’interdit répond Zabre tout de même inquiet d’être ainsi interpelé par un représentant assermenté de l’ordre public et de la justice démocratique. — J’aimerais voir, pouvez-vous l’ouvrir ?
Le garde-champêtre a une politesse raide ce qui lui confère une autorité indéniable, pas d’autre solution que d’obéir, sinon quoi ? Non-respect, injure à agent, rébellion… on ne sait pas où ça peut mener. Zabre ouvre sa musette, elle ne contient, semble-t-il car le garde-champêtre qui n’est pas né de la dernière circulaire en a vu d’autres, que de l’herbe. Ce qui est encore plus suspect d’ailleurs… Le garde sort l’herbe, Zabre la recueille avec soin, le garde-champêtre est déçu de ne trouver que quelques insectes : mantes religieuses vertes, roses, blanches, fourmis, capricornes, phyllies, empuses, phasmes, fulgores, membranes, phryganes, etc. — Vous voyez, dit Zabre. — Non, je ne vois rien rétorque l’agent assermenté de la force publique, mais n’essayez pas de jouer au plus fin avec moi. — Excusez-moi, demande Zabre d’un ton obséquieux, toujours soucieux de se concilier la bienveillance de la Loi incarné, essayant de ne mettre dans sa voix aucune tonalité ironique ni dans son regard un éclair de goguenardise, peut-être pourriez-vous me renseigner ? — Peut-être ! — Pourriez-vous m’indiquer une ferme où je trouverais une jument en chaleur ? Question étrange, pense le garde, que veut faire cet individu avec une jument en chaleur ? Soupçons de zoophilie, de détournement de mises bas ou autre, ne sait pas bien, répond quand même avec une prudence extrême : — Renseignez-vous à la mairie, bureau du recensement hippique, premier étage, deuxième couloir, cinquième porte à gauche, entrez sans frapper et demandez le formulaire H 325 C 2. Il part. — Merci, crie Zabre en rangeant herbes et insectes dans sa musette.
Il part aussi vers le village.
