25 juin 2016

son corps est un champ électrique

Ecoute, mon double, pleurer n'est pas facile. écoutez, je…. Écrire un récit n'est qu'un jeu: il n'y a pas de bonnes réponses. écrit dans un style confus, malade, presque pervers, il tente de se justifier: personne peut vraiment comprendre. écrit le baron au Chevalier. Effacer le losange rouge révélait un texte manuscrit d’une écriture maladroite, tremblante, presque apeurée. également ! Dieu protège les enfants qu’il aime. également à partir de la matière, le coupe Peter. également son ami le plus sûr. Eh bien. Eh bien voilà! Pas... [Lire la suite]

27 avril 2016

le désir est une espérance impatiente

Ce qui  se passe dehors ne les intéresse pas ; l'air est saturé ce. Une voisine traverse la rue ; elle semble très pressée. Sur le pignon qui fait l'angle de la rue Chateaubriand et de la rue Radiguet, au-dessus du marchand de nouilles, un affichage Giraudy porte une immense affiche sur laquelle une jeune femme, à moitié nue se vautre sur une plage en lisant un roman Harlequin — un vent léger fait bruisser le maigre feuillage des platanes du square ; beaucoup de gens dans la venelle Jean-Pierre Balpe ; il semble que tout... [Lire la suite]
16 avril 2016

Admiration

Par Violante Fitzsimmons Tout ça ne ressemblait pas plus aux cavalier français s que je vis à l’œuvre qu’un poupard de carton ne ressemble à un être humain. — Nous ferions mieux de suivre cette sente, vers l'est, fis-je... Quel étrange esprit que celui de l’homme ! L’espèce entière était menacée d’extermination ou d’une épouvantable dégradation, nous n’avions devant nous d’autre claire perspective que celle d’une mort horrible, et nous pouvions, tranquillement assis à fumer et à boire, nous intéresser aux chances que représentaient... [Lire la suite]
05 janvier 2016

huit jeunes officiers descendent l’escalier

Dès que j’y pénétrai, le concierge à qui je demandai les clefs me dit qu’il y avait moins d’une heure un homme m’avait demandé qu’il n’avait voulu laisser ni un mot, ni son nom: une quarantaine d’années, me dit-il, cheveux bruns, yeux légèrement bridés,ce qui l’avait surtout frappé, c’était son accent dont il n’aurait su définir l’origine. Dès que je le pourrai je le ferai et vous tiendrai au courant, ayant quelques conférences à faire au Collège d’Europe à des fonctionnaires de la Communauté, je devais partir pour Bruges au début de... [Lire la suite]
07 novembre 2015

Une situation aussi inextricable qu’extravagante

Il s’étonnait de n’éprouver aucun désir physique, pas la moindre excitation. Il aurait pu mettre cette absence sur le compte de sa situation, mais non, il sentait que ce n’était pas cela. Le corps de cette femme un peu boudinée dans sa veste rosée vaguement matelassée ne lui provoque aucune attirance, pas plus que sa chevelure provinciale. S’il est séduit ce n’est pas comme avec tant d’autres femmes parce qu’il éprouve l’appétit mâle de faire l’amour, que son corps frétille à l’idée de mêler son sexe au sien. Rien de tout cela, la... [Lire la suite]
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18 octobre 2015

De lourdes colonnades dorées soulignent la rigueur des murs

46 De lourdes colonnades soulignent la rigueur des murs, de grands cendriers dorés sur pieds rythment l'espace de la pièce. Le trou de la serrure l'attire, le défie, l'exaspère et l'inquiète et il regarde sa lettre d'amour ; Barbe Bleue est assis dans un fauteuil, ses souvenirs l'emplissent qui tendent à se substituer au présent — une fillette rieuse, d’environ cinq ou six ans, blond aux joues rebondies regarde l'objectif. Il n'est plus sûr d’avoir vécu tout cela et son image tourne dans le miroir gigantesque au cadre... [Lire la suite]

04 septembre 2015

J’ai mis longtemps à trouver le sommeil

« Pour certains hommes, un jour vient où le grand Oui ou le grand Non doit être dit. D’emblée me révèle celui qui porte en lui, tout prêt, le Oui ; et, en le disant,   il accroît encore mon crédit et sa résolution. Celui qui a dit non ne s’en repent point. L’interrogeât-on c’est non qu’il redirait. Et pourtant l’accable ce non, ce juste non, toute sa vie.»   […] La poésie dit l’imperceptible du perceptible et le perceptible de l’imperceptible. Lecteur 2 résister (réalité fiction) tous ces poèmes le reste... [Lire la suite]
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01 septembre 2015

En allant de St Pierre des Tripiers au Truel, 18 heures 15

Le long silence lui est une bonne chose folâtre. Il y a une antiquité vénérable dans les gestes des hommes. L'éternité semble amoureuse des travaux du temps. Il s'allonge, dos sur la terre rêche, s'abîme dans une longue contemplation du ciel, comme s'il voulait se fondre dans la terre. Il cherche à refléter par des mots ce monde qui échappe à ses mots. Il a besoin de compagnons vivants. Ses parents persistent à grandir en lui. C'est la parfaite solitude. Il sent en lui quelque chose qui cherche à être dit, qui veut se dire. Les hommes... [Lire la suite]
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10 août 2015

Publicité de la souffrance

Lecteur 2 passionnée rôde expose souffre souvent particulière résistez-moi neuve poulets le parfum désigne sa pluie) un matin gérard de nerval enfin l'histoire n'est pas la révolution donatien alphonse de sade inquiétant (plus tard encore) "c'est affreux" donatien alphonse de sade supplier en même temps écran écoutez-moi déclarez-moi expliquant ou alors tout se concentre écrit caresses enchanteresses affirmant offre sa gaze tous ces verres c'est une crainte demandant en effet tous ces riz annonce sa position rien tous ces escaliers... [Lire la suite]
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08 août 2015

sempre vi dico tante

35   Lou, je vous prie de ne plus voir Comerus. Aimer est une grande souffrance — je vous ai dit mille fois que je vous aimais — je vous aime éperdument, sempre mi siete presente, sempre vi parlo, sempre vi dico tante, tante cose, tutte al vento, tutte — je veux vous voir tant que cela ne vous fatiguera pas ; mon âme est anxieuse et tourmentée, jugez ce que tout cela peut faire sur un coeur qui n'est ni insensible ni ingrat — quand vous pourriez vous justifier à moi de toutes les choses dont on vous accuse, je n'oserai plus... [Lire la suite]
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