14 avril 2015

Autour de lui tout est menace, avertissement, intimidation

Effondré sur sa chaise dure, coudes appuyés sur la table, tenant sa tête entre ses mains, il se laisse aller à un vague sommeil dont il émerge brusquement, estimant qu’il avait dû ne dormir que quelques minutes mais bénissant cette courte pause qui a libéré son crâne de la brume de fatigue qui l’encrassait. Ses chaussures devaient être confortables, légères, très solides car il savait qu’il devrait beaucoup marcher, ni trop chaudes ni trop fraîches, résistantes à l’humidité, éventuellement même à la boue ou à la neige, ne pas demander... [Lire la suite]
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28 décembre 2014

Un café

Fatigué… Il est fatigué de marcher tous les jours, tout le jour, d’errer au hasard dans les rue de cette ville immense où il a la plus grande chance de passer inaperçu. Fatigué, il entre dans un café quelconque d’une rue quelconque situé de façon improbable quelque part dans les entrailles de la ville. Un café minable, fatigué lui aussi avec ses affiches réclame sur la porte d’entrée vantant de quelconques magazines pour hommes seuls. Les murs intérieurs sont jaunâtres, le comptoir est recouvert de vieux zinc tout cabossé, tout... [Lire la suite]
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15 mai 2013

le grand désespoir de l'auteur

Écrire un roman sur la vie de Wilfrid relève de la gageure. Il a fait tant de choses dans sa vie, tellement divagué d’un lieu à l’autre, a rencontré tellement de gens pittoresques que ne parler que de quelques uns d’entre eux est passer à côté de l’essentiel. La vie de Wilfrid est comme une pièce de feu d’artifice qui éclate en milliers de fragments aux couleurs variées qui, tout en se dispersant dans l’espace céleste, n’en restent pas moins liés par une commune origine. Ça fuse dans tous les sens. Et ni sa résidence dans un camping... [Lire la suite]
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11 mai 2009

La femme voilée

J'ai promis de vous raconter "demain" la suite de ma rencontre surprise-séduction avec une femme voilée. C'est après-demain, je ne suis pas toujours maître de ma vie…Le jeu poursuite continua ainsi quelques temps, entre un quart d'heure et une demi-heure si je me souviens bien. La silhouette enveloppée dans son drap prenait soin de maintenir une distance d'une vingtaine de mètres s'arrêtant si je m'arrêtais, accélérant si j'accélérais mais me maintenant toujours dans son champ d'attraction par ses regards furtifs qui... [Lire la suite]
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31 août 2008

Le café

Depuis des années, le matin, vers sept heures, il entrait dans le café, venant d’on ne savait où, s'asseyait, commandait un «double café noir serré», restait là sans un mot quelques minutes, puis repartait on ne savait où et personne ne le voyait jamais du reste de la journée. Sa présence anonyme et silencieuse rythmait la vie des habitués auxquels il n’avait jamais adressé la parole et qui, donc, ne l’avait jamais fait non plus. C’était un homme de taille moyenne mais d’apparence assez musclée, presque chauve, toujours vêtu d’un jean... [Lire la suite]
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24 juin 2008

Quatre personnages

On l’appelait Hardi, non à cause de son courage mais pour l’énormité de son estomac. C’était un artisan fourreur qui vivotait de la réparation des pelures plus ou moins miteuses que lui apportaient les mémés du quartier. Il arrivait ainsi à partir de deux ou trois d’entre elles qui n’avaient presque plus de poils, à recréer un manteau acceptable. On appelait sa femme Beate, non parce qu’elle avait en horreur les mouvements antisémites — il semble au contraire que le couple, sans raison bien précise, ait eu les juifs en horreur — mais... [Lire la suite]
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16 mars 2008

Rencontre dans un café

Wilfrid (ex Edmond) ne suffit pas…Wilfrid c’est la voix de l’instinctif, du tripal, de l’irrationnel. Il faut donc ajouter un second personnage principal, par exemple un vieux prof miteux déchu à cause de son trop grand amour pour les petits garçons et ne vivant que de petits travaux d’écrivain public (sa plus grande œuvre est la réécriture — façon Rabelais disait la commande — de la vie d’un commerçant enrichi qui voulait publier un «roman» à compte d’auteur. Il habite une vielle bicoque mal entretenue faut de moyens à l’entrée du... [Lire la suite]
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