04 janvier 2017

Maurice Roman

Je dois ici avouer en partie mon échec, je ne trouve pas assez de temps, comme mes quelques lecteurs ont pu le constater, à poursuivre l'entreprise que m'avait confié mon défunt ami Maurice Roman : mettre en forme son projet de roman "Ma vie ne regarde que moi, dont les textes sont publiés ici sous la catégorie Maurice Roman. Aussi, j'ai décidé de publeir les notes sur lesquelle je m'appuie, ce qui ne m'empêchera pas de poursuivre le travail d'écriture quand j'en aurai le temps. En voici une première livraison : *** Une fois que... [Lire la suite]
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22 janvier 2015

Cinq bêtes autres

Connaissez-vous le Djinn, cette mésange sans ailes à tête d'étourneau existant dans les pays lointains où le soleil luit sur les façades. De ses cornes, les européens font des pointes pour leurs armes et les nordiques des bijoux pour leurs femmes ; les Djinns vivent avec les Aspics, les chamans et les étrangleurs excommuniés. Les Djinns ont des yeux d'une clarté irréelle, une grande souplesse et une taille changeante. Son corps est couvert de plumes douces comme de la bure. Le Djinn est capable de faire bonds fabuleux et certaines... [Lire la suite]
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18 novembre 2014

La solitude

« On peut d’illusions pendant longtemps et être assez heureux » dit Faulkner dans son étonnant roman Les Palmiers Sauvages et je ne me trompe pas beaucoup en disant que consciemment ou inconsciemment, Maurice Roman, sans le citer, reprend cette phrase dans son autobiographie L’Acclimatation à la Mort : « Le bonheur étant tout d’intérieur, on peut vivre d’illusions un certain temps et s’en satisfaire ». Tout est dans la qualification du temps : « pendant longtemps » modifié par Maurice Roman en... [Lire la suite]
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22 septembre 2014

se non e vero e bien trovato

« Le bonheur est indépendant du ciel, de la terre, et des orages de la destinée » me dit, en signature de son message, un de vous que je ne connais pas et dont l’adresse est « roman.maurice@libertyfree.fr ». Ce lecteur m’envoie le récit d’une anecdote qu’il dit avoir vécue et que je vous transmets telle quelle pour que vous vous fassiez votre idée vous-mêmes : « J’étais ces jours-ci à Venise, me dit ce lecteur, représentant en articles de souvenirs, je parcours en effet sans cesse l’Europe avec ma... [Lire la suite]
03 septembre 2014

le roman ne m’intéresse pas

Tout en esquissant son sourire le plus carnassier, il plante de façon provocatrice son regard dans celui de Marielle, « fini de jouer se dit-il, on va bien voir qui va mener le jeu ». —    Je vais être très franche avec vous… Elle sourit et son sourire leui fait comprendre qu’elle entend bien, elle aussi, jouer sa partie. —    je suis très connu comme romancier et, je crois, si j’en juge mes ventes, très apprécié des lecteurs mais… Tout en ne quittant pas son regard, il marque un moment... [Lire la suite]
26 juillet 2014

une incompétence à vivre

Parler de ma vie, essayer d’en dire l’indicible, chercher à saisir l’inframince dans ses inévitables infinies répétitions. Cette autobiographie ne cherche pas à dire ce qu’il y aurait d’original, d’inouî, de stupéfiant dans une vie qui ne le fut en rien, mais à travers ce qu’il y a de profondément banal dans le fait de vivre sa vie, tenter de capter ces inssaisissables qui font qu’elle aurait pas pu être autrement, essayer de l’écorcher jusqu’à l’os. Je sais maintenant, par exemple, qu’il est bien trop tard, que je n’ai consacré tant... [Lire la suite]
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12 juillet 2014

entreprise de séduction

Le soleil tourne lentement. Les ombres se déplacent. L’interview poursuit sa routine. Constantin s’ennuie comme d’habitude mais répond en souriant des banalités dites cent fois. Constantin n’est pas doué pour l’admiration. Si ce n’est celle des femmes qu’il juge belles. C’est le cas de la Cebaldi qu’il ne cesse de regarder dans les yeux avec son petit sourire de séducteur en coin. Il aimerait qu’elle le surprenne, lui pose les questions que personne n’ose jamais lui poser. Le temps passe lentement, elle n’a pas l’air pressée et comme... [Lire la suite]
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29 octobre 2013

j'écris pour être

Toute mémoire est un bordel. Je me souviens et, me souvenant, j’essaie de me souvenir encore, je me souviens encore. Je me souviens de Rachel Charlus comme d'Elytis ou Ganançay. Toutes ces évocations me rendent morne, hanté par la cohue des morts, tous ces morts, j'écris pour essayer de transmettre quelque chose de tous ceux que j'ai un jour connus, embrassés, nourris, soigné, combattus. Je m'en souviens mais, pour le reste, je ne me souviens de rien vraisemblablement l'imaginaire est un refuge pour le souvenir. Je me souviens encore.... [Lire la suite]
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11 octobre 2013

démangeaisons

Dans une autobiographie on ne parle pas de soi, seulement de l’image de soi, on ne dit rien de ce qui fait les particularités de l’être, rien — ou presque— des troubles du corps, de ses mouvements, humeurs, hésitations qui font pourtant d’une vie ce qu’elle a de particulier et si peu de ceux infimes mais constantes relations que l’esprit entretient avec lui. Une vie ne se résume généralement que par ses aspects nobles, c’est-à-dire considérés comme significatifs or, qu’y a-t-il de plus significatif dans le quotidien d’une vie que ces... [Lire la suite]
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15 mai 2013

le grand désespoir de l'auteur

Écrire un roman sur la vie de Wilfrid relève de la gageure. Il a fait tant de choses dans sa vie, tellement divagué d’un lieu à l’autre, a rencontré tellement de gens pittoresques que ne parler que de quelques uns d’entre eux est passer à côté de l’essentiel. La vie de Wilfrid est comme une pièce de feu d’artifice qui éclate en milliers de fragments aux couleurs variées qui, tout en se dispersant dans l’espace céleste, n’en restent pas moins liés par une commune origine. Ça fuse dans tous les sens. Et ni sa résidence dans un camping... [Lire la suite]
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