05 décembre 2015

Entre Mative et Melgroire, 12 heures 33

Dans sa timide pudeur, le paysage bronche, se dérobe. Il voudrait n'être qu'un rayon du jour. Il pense au passé…. Rien ne se cache dans le regard des arbres. Il aspire à tout ce qui peut arriver. Les lointains se perdent dans de molles ondulations, à la plaine ont succédé les combes, le paysage tout entier baigne dans la couleur verte, un vert comme suri de jaune. Que ce soit trop plein de soleil, pluie ou brouillard, l'espace se dilue dans l'espace. Une couronne de noms tourne dans sa tête. Il cherche sa langue, les mots que dit la... [Lire la suite]
Posté par hodges à 08:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

28 octobre 2015

Du côté de La Parade, 9 h 45

Une légère brise fait vibrer-lyre-les rayons du soleil. Sa perception du réel a l'accent du sentiment, son sentiment a la clairvoyance de la perception du réel. Passage de nuages dans le ciel. La solitude profonde et comme intemporelle qui l'environne, l'aspect incorporel de ce paysage, tout cela avive son imagination. A nouveau, il est face à des problèmes sans énoncés. Sur les champs, la lumière prend librement sa vraie forme ; dans la plus grande liberté du monde, elle fait voir ce qu'elle est. Les herbes, parcimonieuses et... [Lire la suite]
Posté par hodges à 07:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
13 septembre 2015

L’Œil Velu

Je décidais d’employer l’été de mes vacances à utiliser ce petit matériel d’imprimerie pour créer, bien que je n’eusse qu’une très vague idée de ce que cela signifiait concrètement, ma propre revue et, encore une fois, Raymont Lachance m’y encouragea vivement. M’inspirant du « Cœur à barbe » de Tristan Tzara dont j’avais pu lire le numéro unique dans la bouquinerie, je décidai de l’intituler « L’Œil Velu » et me proposai, faute de relations, dans son premier numéro que des textes que je produirais sous divers... [Lire la suite]
Posté par hodges à 15:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
15 décembre 2011

Les Cours, 19 heures 05

Il laisse les vieilles images du passé se dérouler dans sa tête, désire aussi bonheur et affection. Son temps tire sa substance et vit de la moralité de temps anciens. La vie que l'on ne soumet pas à l'examen ne vaut pas la peine d'être vécue. Le jour baisse. Chaque jour est un fruit. Églantiers et bonheur. Poursuite du bonheur… Le ciel sans horizon pèse au-dessus des terres. Les instincts de l'humanité future sont déjà là qui demandent à être satisfaits. "Comme le temps va vite !" Il estime qu'il a droit à tout. Il faudrait... [Lire la suite]
Posté par hodges à 09:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
05 mars 2011

Près du Pradal, 20 heures 25

André Pagès laisse les vieilles images du passé se dérouler dans sa tête. Il désire aussi sa bonheur de la affection. Son temps tire sa substance et vit de la moralité de temps anciens. La vie que l'on ne soumet pas à l'examen ne vaut pas la peine d'être vécue. nglantiers et bonheur. Poursuite du bonheur… Le jour baisse. Chaque jour est un fruit. Le ciel sans horizon pèse au-dessus des terres. Les instincts de l'humanité future sont déjà là qui demandent à être satisfaits. "Comme le temps va vite!" Il estime qu'il a droit à tout. Il... [Lire la suite]
Posté par hodges à 08:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
23 février 2011

Les Champs, 15 heures 26

André Pagès se veut ici totalement chez lui, ne peut pourtant chasser de son esprit une vague rage. Apparemment, le rythme du temps n'a jamais changé. Il marche sur une route, sur la terre de ses ancêtres… Féconder le passé, enfanter l'avenir: tel est le présent qu'il désire. Il se méfie du mot recueillement. Comment continuer à vivre s'il n'y a plus de questions à poser ? Dans sa timide pudeur, le spectacle bronche, se dérobe. Isolés, séparés de la protection des bois, les arbres ont tous quelque chose de fragile et de torturé.... [Lire la suite]
Posté par hodges à 09:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

11 février 2011

Serre de la Champ, 18 heures 36

La solitude profonde et comme intemporelle qui l'environne, l'aspect incorporel de ce paysage, tout cela avive son imagination. André Pagès rêve : "Les choses viennent, on ne peut pas les empêcher…" Il aspire à tout ce temps gaspillé à dompter la mort… Seules les mouches l'accompagnent sans crainte. Le malheur le renvoie à lui-même. "La beauté est la forme que l'amour donne aux choses." Près de lui un arbre frissonne. Le meuglement lointain d'un avion déchire l'épaisseur du silence. Toute joie veut l'éternité... [Lire la suite]
Posté par hodges à 09:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
27 janvier 2011

Le Mas Saint-Pierre, 6 heures 53

A cette heure, c'est le désert et le silence, André Pagés a le désir de voir arriver quelque chose. Monde vert-noir. Des nuages pommelés couvrent à demi le ciel, leur frange supérieure découpe doucement le soleil. Il se rappelle, il sourit, il respire. Vert-ocre et beige… Il ne sait s'il est en train de sauver le passé ou de le détruire. Merveilles, brebis, attente. Son temps lui est personnel et privé… Il y a dans l'air comme une sourde grandeur de vivre. Il se sent sot et lourd. Le plateau n'a pas dit son dernier mot. Il entend... [Lire la suite]
Posté par hodges à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
14 janvier 2011

Le Bufre, 8 heures 01

Dans les buissons épars s'agite le vert tendre des mésanges. André Pagès a peur qu'il arrive quelque chose… Mais que pourrait-il arriver? Aussi loin que puisse remonter la mémoire des hommes, ses oncles, son frère, son père, son grand-père, ont arpenté ce sol cherchant la paix de l'âme. Il voudrait que son regard soit un flux de rayons, que résonne dans son corps un monde d'harmonies. Il se retourne, repart. Il attend, s'arrête, accuse, fuit: il accuse. Parfois le vent fait tout d'un coup entendre comme un... [Lire la suite]
Posté par hodges à 10:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
28 décembre 2010

Au Teissounivou, 9 heures 32

Un enchevêtrement dense d'orties signale l'ancienne présence de moutons. André Pagès n'a jamais su trouver un sens précis à sa vie, erre d'une passion à l'autre, s'égare dans le fouillis de désirs temporaires: il avance. La contemplation du paysage lui est une ascèse. Le jour baisse. Certains persévèrent alors que les autres changent. L'inconnu autour de lui le regarde d'un œil pensif. Il cherche ici la terre et sa lumière bleue dont on lui a tant parlé. De quoi doit-il donc vivre?… Il hait la ville qu'il ne peut se... [Lire la suite]
Posté par hodges à 11:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,