<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>&#xc9;crits de Marc Hodges</title><link>http://sensdelavie.canalblog.com/</link><description>&#xc9;l&#xe9;ments de l&apos;HyperFiction dynamique et r&#xe9;partie La disparition du G&#xe9;n&#xe9;ral Proust.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 23 Nov 2009 20:36:26 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Yvr&#xe9; et le garde-champ&#xea;tre s&apos;attendrissent sur leur pass&#xe9;</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/23/15898280.html</link><category>Trois jeunes tambours</category><category>alliance</category><category>Chartres</category><category>garde-champ&#xea;tre</category><category>souvenir</category><category>Yvr&#xe9;</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/23/15898280.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15898280/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/23/15898280.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yvr&#xe9; m&#xe9;dite sur son entretien avec le
garde-champ&#xea;tre suite &#xe0; la r&#xe9;union publique : ils ont convenu, tous deux,
que l’agitation de ces jeunes gens — bien que par certains c&#xf4;t&#xe9;s sympathique
car elle leur rappelait leur jeunesse et les frasques inh&#xe9;rentes (le
garde-champ&#xea;tre avouait, par exemple, avoir p&#xe9;ch&#xe9; des &#xe9;crevisses avec, comme
app&#xe2;t le chat de la M&#xe8;re Michel. De m&#xea;me, dans la foul&#xe9;e des confidences, Yvr&#xe9;
s’&#xe9;tait longuement attendri sur l’&#xe9;poque heureuse o&#xf9; il capturait des vip&#xe8;res
vivantes — symbole sexuel s’il en est — pour les abandonner ensuite dans les
caves des vieilles filles de Chartres); c’&#xe9;tait le bon temps, des larmes
de joie leur venaient aux yeux, aid&#xe9;e par les rasades de muscadet
successivement offertes par divers bons citoyens de la commune). — Oui, mais de
mon temps, on respectait les vieux, et comment… Mon p&#xe8;re n’aurait pas support&#xe9;
la moindre incartade. — Le mien non plus. Bien s&#xfb;r. Rigolait pas mon p&#xe8;re, ah,
fallait voir quand il se f&#xe2;chait comment &#xe7;a valsait dans la maison. Un jour, j’&#xe9;tais
m&#xf4;me, j’ai, sans le faire expr&#xe8;s, cass&#xe9; deux verres, un apr&#xe8;s l’autre. S’est
&#xe9;nerv&#xe9;, on aurait dit un fou, il m’a donn&#xe9; une racl&#xe9;e monstre puis il m’a
enferm&#xe9; dans la cave. Trois heures. A la cave, dans le noir absolu… D’accord, l’avait
oubli&#xe9; le tonneau. &#xc7;a &#xe9;t&#xe9; ma premi&#xe8;re cuite, m&#xea;me que j’ai oubli&#xe9; de refermer
le robinet et que quand maman est venue me chercher, je dormais dans la
vinasse. Heureusement mon p&#xe8;re &#xe9;tait parti au boulot, sans &#xe7;a, je crois qu’il m’aurait
tu&#xe9;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, entre Yvr&#xe9; et le garde-champ&#xea;tre
quelque chose comme l’amiti&#xe9; s’&#xe9;tait install&#xe9;. Ils en ont conclu que l’agitation
de ces jeunes gens ne manque pas d’&#xea;tre inqui&#xe9;tante, qu’elle laisse planer des
menaces sur la paix du village, donc sur la prosp&#xe9;rit&#xe9; des affaires et donc sur
les perspectives d’expansion que laissait entrevoir leur toute r&#xe9;cente
alliance.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 23 Nov 2009 10:16:14 GMT</pubDate></item><item><title>Yvr&#xe9; et D&apos;Eurym&#xe9;don</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/22/15884833.html</link><category>Trois jeunes tambours</category><category>Armelle</category><category>bonne</category><category>for&#xea;t</category><category>garde-champ&#xea;tre</category><category>Wilfrid</category><category>Yvr&#xe9;</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/22/15884833.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15884833/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/22/15884833.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au m&#xea;me moment, Yvr&#xe9; quitte le garde
champ&#xea;tre avec qui, chez Penhir, &#xe0; l’issue de la r&#xe9;union du MRA, il a
longuement discut&#xe9;.
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;D’Eurym&#xe9;don a soif : il cherche
dans la chambre un liquide quelconque, aper&#xe7;oit sur la table de nuit de sa tr&#xe8;s
d&#xe9;vou&#xe9;e bonne une tasse contenant ce qu’il croit &#xea;tre une tisane ; tout en
regardant avec un rien de regret et de d&#xe9;sir remontant, le cul dodu dont la
blancheur est tr&#xe8;s visible dans la p&#xe9;nombre, il boit. Il n’a pas vu, pos&#xe9; pr&#xe8;s
de la tasse, le flacon de verre sur lequel une &#xe9;tiquette porte la mention &#xab; hippomane
— dangereux — ne pas laisser &#xe0; la port&#xe9;e des jeunes filles &#xbb;. Il boit
sans h&#xe9;sitation, le dangereux liquide dont il ne trouve pas d&#xe9;sagr&#xe9;able le tr&#xe8;s
l&#xe9;ger go&#xfb;t de noisette.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;Le sort recommence ses fantaisies :
Armelle n’aura ainsi jamais le filtre d’amour compos&#xe9; pour elle par Zabre et,
circonstance encore plus cruelle, il ne le saura jamais car personne ne le lui
dira.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;Reposant sa tasse, D’Eurym&#xe9;don sent
venir le sommeil. A m&#xea;me la peau, il enfile rapidement son pantalon, remet sa
veste, emporte ses sous-v&#xea;tements, sa chemise… et, conscient d’avoir bien
accompli son devoir de m&#xe2;le sup&#xe9;rieur, s’en va. Il regagne sa chambre, s’endort,
paisible.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Texte&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&#xab;Il pleuvait toujours et l’atmosph&#xe8;re,
quoique fra&#xee;che, &#xe9;tait infiniment agr&#xe9;able; les sous-bois humides
exhalaient une odeur &#xe0; la fois douce&#xe2;tre et parfum&#xe9;e, odeur de printemps et de
pourriture, d’amour et de mort, odeur de sexe de femme lors d’un accouchement.
&#xc7;a montait de la terre, tombait des lichens, &#xe7;a suait le long des arbres,
flottait dans l’air comme le voile de parfum qui entoure parfois les femmes de
son halo, &#xe7;a cr&#xe9;pitait dans les taillis comme feux de brindilles s&#xe8;ches, &#xe7;a
chantait dans le murmure des ruisseaux et le friselis des feuilles. La for&#xea;t
&#xe9;tait envahie de faunes et de sylphes, de korrigans et de lutins se livrant &#xe0;
de s&#xe9;rieux &#xe9;bats. Yvr&#xe9;, il est vrai, y &#xe9;tait peu sensible et, ni le doux chant
m&#xe9;lodieux de la petit pluie tapotant les hauts feuillages, ni le bruit &#xe9;touff&#xe9;
de ses pas chuintant sur les mousses gorg&#xe9;es d’eau, ne pouvaient le tirer de
ses pens&#xe9;es tant elles &#xe9;taient profondes. Cette intense exhalaison emplissait
son &#xea;tre sans que, toutefois, il en prenne conscience : c’&#xe9;tait une
enveloppe qui le contenait tout en restant &#xe0; distance.&#xbb;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 22 Nov 2009 10:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>M H, &#xe9;crivain</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/21/15876124.html</link><category>Wilfrid d&apos;Eurym&#xe9;don</category><category>Isabelle</category><category>John M Balpe</category><category>Marc Hodges</category><category>Martin Honegger</category><category>MH</category><category>Pierre Charlus</category><category>roman</category><category>Sade</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/21/15876124.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15876124/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/21/15876124.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;L’&#xe9;crivain
MH (Martin Honegger ou Martin Heidegger ou Motte Houdar suivant les jours et
les œuvres), a eu sa petite (toute petite) p&#xe9;riode de gloire qui lui a valu de
passer sur la cha&#xee;ne de t&#xe9;l&#xe9;vision r&#xe9;gionale et quelques articles dans les
journaux de la r&#xe9;gion lorsqu’il a publi&#xe9; chez un &#xe9;diteur de P&#xe8;zenas — enfin
plus exactement d’un petit village &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de P&#xe8;zenas mais comme personne en
dehors de ses habitants n’en conna&#xee;t le nom, il n’est pas utile de s’attarder
sur cette pr&#xe9;cision biographique qui int&#xe9;ressera peut-&#xea;tre plus tard un
&#xe9;tudiant r&#xe9;digeant 1021 pages de th&#xe8;se sur &#xab; la litt&#xe9;rature dans le bas
Languedoc entre 1950 et 1970 &#xbb; et sera pour lui un &#xe9;l&#xe9;ment de d&#xe9;couverte
int&#xe9;ressant car il pourra alors d&#xe9;montrer que ce hameau aura &#xe9;t&#xe9; un centre de
cr&#xe9;ation litt&#xe9;raire important et dynamique. Cependant pour ne pas d&#xe9;cevoir les
lecteurs, pr&#xe9;cisons que ce lieu discret se nomme Margon. Ce curieux ouvrage de
336 pages s’intitulait &#xab; les mille romans que je n’&#xe9;crirai jamais &#xbb;
et n’&#xe9;tait en effet — ce qui prouve l’honn&#xea;tet&#xe9; fonci&#xe8;re du personnage,
qualit&#xe9; toute &#xe0; l’honneur de l’&#xe9;crivain qui ne doit pas tromper son lecteur en
trichant ou mentant sur ce qu’il dit &#xe9;crire — qu’une liste de mille titres parfois
— rarement cependant — &#xe9;clair&#xe9;s par une ou deux lignes de commentaires. La page
222, par exemple, est la suivante :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;Roman
888 : &#xab; Les folles aventures de l’enfance et de la jeunesse de Marc
Hodges &#xbb;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;Roman
889 : &#xab; Un acteur r&#xe9;volutionnaire &#xbb; o&#xf9; il pourrait &#xea;tre question
d’un acteur amoureux du th&#xe9;&#xe2;tre de DAF de Sade qui, en 1793, avait d&#xe9;cid&#xe9;, dans
le village de Nonville o&#xf9; il r&#xe9;sidait alors, de monter des pi&#xe8;ces de cet
auteur. Ce roman pourrait raconter la vie d’un village sous la r&#xe9;volution
fran&#xe7;ais, les trajectoires individuelles des habitants et les troubles troubles
que provoquent l’ouverture du th&#xe9;&#xe2;tre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;Roman
890 : Isabelle, roman psychologique. Ce roman ayant d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit par un
autre qui m’a ainsi vol&#xe9; le titre, je n’ai plus aucune raison de l’&#xe9;crire
moi-m&#xea;me.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;Roman
890 : Isabelle, roman psychologique. Ce roman ayant d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit par un
autre qui m’a ainsi vol&#xe9; le titre, je n’ai plus aucune raison de l’&#xe9;crire
moi-m&#xea;me.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;Roman
891 : &#xab; Sc&#xe8;nes de la vie quotidienne &#xbb;. Il s’agirait de rep&#xe9;rer
autour de soi les innombrables moments insolites que livre l’existence pour les
lier dans une seule histoire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;Roman
892 : &#xab; Roman 892 &#xbb;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;Roman
893 : &#xab; Aventures de Pierre Charlus &#xbb;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;margin: 0cm;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;FR&quot;&gt;Roman 894 : &#xab; John M Balpe, ou personne ne l’aime &#xbb;, thriller
psychologique d’anticipation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 10:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pr&#xe8;s du Chambonnet, 14 heures 20</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/20/15864758.html</link><category>L&apos;amour dans l&apos;&#xe2;me</category><category>beaut&#xe9;</category><category>Br&#xe9;aut&#xe9;</category><category>causse</category><category>Chambonnet</category><category>M&#xe9;jean</category><category>paysage</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/20/15864758.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15864758/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/20/15864758.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;IT&quot; color=&quot;black&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Il s&apos;agit
ici de faire son bonheur. Br&#xe9;aut&#xe9; n&apos;ignore pas qu&apos;il ne pourrait quitter tout cela
et en m&#xea;me temps s&apos;y ennuie. Une sombre force monte de la terre. Les longues
listes des monuments aux morts t&#xe9;moignent seules de la pr&#xe9;sence ancienne d&apos;une
population dense. Il pense aux rares vautours fauves que l&apos;on&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;soigneusement, se demande si c&apos;est vers
un avenir de conservation qu&apos;il faut tendre. Le monde entier des formes s&apos;use
et se renouvelle. L&apos;&#xe9;ternit&#xe9; semble amoureuse des travaux du temps. Il est
difficile de vivre avec les hommes car il est difficile de garder le silence.
Comme les vivants il se nourrit des morts. Parfois, pour ne plus voir, il ferme
les yeux. &amp;quot;La beaut&#xe9; est la forme que l&apos;amour donne aux choses.&amp;quot; Un
nuage de passereaux virevolte. Il sait combien il est difficile de r&#xe9;sister au
d&#xe9;sespoir. Le ciel est absolument pur. Seules quelques ruines &#xe9;parses et
rouill&#xe9;es rappellent l&apos;ancienne pr&#xe9;sence de l&apos;homme. Tout est dans un parfait
silence. Il r&#xe9;fl&#xe9;chit que les hommes ont abandonn&#xe9; les contr&#xe9;es o&#xf9; la vie &#xe9;tait
dure car ils avaient besoin de chaleur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;IT&quot; color=&quot;black&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Il n&apos;y a
personne. Devant lui le ciel caresse lentement le sol, derri&#xe8;re lui ciel et
terre se fondent, il se sent soudain si fragile. Il ramasse quelques
brindilles. Pas de surprise. Un oiseau dans l&apos;air serait le bienvenu!
Ici, le pass&#xe9; ne d&#xe9;limite pas la dur&#xe9;e. Il y a en lui un d&#xe9;sir d&apos;amour qui
parle le langage de l&apos;amour. Il pense n&apos;avoir jamais &#xe9;t&#xe9; empli de mouvements
plus doux. Ce d&#xe9;sert est habit&#xe9; de calme. Il respire &#xe0; pleine poitrine comme
quand on boit. Comment gagner ce fragile et absurde pari o&#xf9; chaque destin se
joue sur celui des autres ? Les souvenirs l&apos;envahissent comme des flammes. La
plaine ne se termine qu&apos;au ciel. Il parcourt l&apos;immobilit&#xe9;. Il r&#xea;ve que c&apos;est le
contraire d&apos;un pays &#xe0; id&#xe9;es fixes. La grandeur m&#xea;me &#xe9;vite la majest&#xe9;. La terre
est d&#xe9;serte. Il crispe les doigts.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 20 Nov 2009 09:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mise &#xe0; nu</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/19/15856353.html</link><category>La vie sexuelle de Robert S… racont&#xe9;e par lui-m&#xea;me</category><category>moi</category><category>vie sexuelle</category><category>&#xe9;rotisme</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/19/15856353.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15856353/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/19/15856353.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien que, comme vous vous en doutez, je n&apos;ai pas de
probl&#xe8;me mat&#xe9;riel (peu-&#xea;tre m&#xea;me &#xe0; cause de cela car h&#xe9;ritier n&apos;est pas
un statut social), ma vie est des plus m&#xe9;diocres et le &amp;quot;je&amp;quot; que je
pourrais exprimer dans une autobiographie n&apos;aurait rien d&apos;important ni
d&apos;int&#xe9;ressant &#xe0; r&#xe9;v&#xe9;ler pour quelque lecteur que ce soit. Rien qui
m&#xe9;rite la moindre esquisse de narration. Mon &amp;quot;je&amp;quot; est un &amp;quot;je&amp;quot; vide.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Seule, me semble-t-il ma vie sexuelle pr&#xe9;sente
quelque int&#xe9;r&#xea;t. Du moins est-ce dans ce domaine que je parviens &#xe0;
m&apos;&#xe9;panouir. Mais rien qui puisse s&apos;apparenter &#xe0; un quelconque &amp;quot;r&#xe9;cit
&#xe9;rotique&amp;quot;, il n&apos;y a pas de continuit&#xe9;, tout &#xe9;rotisme est morcel&#xe9;,
fragmentaire, discontinu, d&#xe9;sarticul&#xe9;, partag&#xe9; entre de sublimes
sommets d&apos;extase et des gouffres d&apos;abattements moraux insondables. Je
ne suis que lorsque je baise; je baise donc je suis. Mais il m&apos;est
impossible (qui le pourrait?) de baiser en continu: post co&#xef;tum animal
triste, les moments de jouissance extr&#xea;me rabattent sur l&apos;insupportable
les moments o&#xf9; rien de tel n&apos;a lieu. Entre deux p&#xe9;riodes d&apos;amour
physique je suis comme un alcoolique assoiff&#xe9; qui n&apos;a plus d&apos;autre
vision dans l&apos;existence que celle de l&apos;alcool qui lui manque. Vieille
th&#xe9;matique po&#xe9;tique de la s&#xe9;paration: en dehors de l&apos;amour physique, je
ne suis plus moi-m&#xea;me, tout m&apos;est absence et s&#xe9;paration et je n&apos;ai
jamais connu d&apos;autre amour que de cette sorte. La passion, cette
g&#xe9;latine molle qui va du ros&#xe2;tre au rouge-sang, qui continue &#xe0;
entretenir d&apos;innombrables radotages sentimentaux et fait la richesse de
la plupart des s&#xe9;ries t&#xe9;l&#xe9; est un sentiment qui me reste inconnu.
Pourtant je ne suis pas un &#xe9;rotomane et ne crois pas &#xea;tre enferm&#xe9; dans
cette obsession car par ailleurs je vis. Pas de fa&#xe7;on flamboyante
certes mais je vis…&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 13:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>Invitation</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/18/15840066.html</link><category>La toile</category><category>Daniar</category><category>Sidney Delbanco</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/18/15840066.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15840066/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/18/15840066.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font&gt;Comme il va entrer chez
le turc, une main se pose sur son &#xe9;paule. Sidney se retourne:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salut Sidney, &#xe7;a
va ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Daniar. Souriant,
bottes montantes lac&#xe9;es, blouson de cuir court aux bandes obliques
multicolores, pantalon fuseau moulant les muscles des jambes… Il est accompagn&#xe9;
d’une jeune fille, v&#xea;tue comme lui, silencieuse…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &#xc7;a va… Comme toujours…
T’es sap&#xe9; dis donc !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Toi aussi… Ton blouson
est super… Pas inutile notre vir&#xe9;e !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Ouais !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu vas
foutre chez le Turc ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- C’est ma cantine !”&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Pas terrible !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- &#xc7;a ou autre chose !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- T’es occup&#xe9; ce
soir ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- &#xc7;a d&#xe9;pend… T’es sur un
autre coup ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Non… Enfin, pas tout de
suite… Je voulais te proposer un truc !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sidney regarde Daniar:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis toujours !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Le mec qui nous a
command&#xe9; la ballade &#xe0; Fontainebleau offre une petite f&#xea;te, &#xe7;a t’int&#xe9;resse ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi
moi ?&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Il s’en fout. Il te
conna&#xee;t pas. C’est moi qu’il invite… Je sais que je peux emmener qui je veux.
Comme je t’ai vu entrer dans le passage, j’ai pens&#xe9; que &#xe7;a t’int&#xe9;resserait
peut-&#xea;tre!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Comment il est ce mec,
c’est moi ou mon cul qui l’int&#xe9;resse ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniar &#xe9;clate de rire :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rien &#xe0; foutre de ton
cul, parole d’homme, c’est un mecton sympa, pas plus!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- C’est pas que &#xe7;a me g&#xea;ne,
mais autant savoir o&#xf9; je tra&#xee;ne mes miches!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Alors, qu’est-ce que
t’en dis?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi pas, apr&#xe8;s
tout c’est toujours &#xe7;a de pris. Vaut toujours mieux avoir des relations !…
Il cr&#xe8;che o&#xf9; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- Pas tr&#xe8;s loin… Tu
verras, c’est super… On y va ?”&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;- OK, attend, faut avant
que je rappelle au Turc de prolonger mon contrat d’une bouffe, &#xe7;a peut toujours
servir !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 06:53:00 GMT</pubDate></item><item><title>Anagallis and scabieuse</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/17/15832469.html</link><category>L&apos;herbier de Gilberte</category><category>Anagallis</category><category>Gilberte</category><category>herbier</category><category>scabieuse</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/17/15832469.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15832469/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/17/15832469.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;51&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Anagallis
silvatica&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;1921,
during a promenade in Brittany when families of runing dishevelled clouds cross
the horizon: Elizabeth Black notices an unknown flower: that shrub. In Syria,
Anagallis silvatica is cultivated against red rash. ss generally mixed up with
horrendous and spicy Hemlock. Botanical cookbooks hesitate sometimes between
that plant (Anagallis nemorosa) and the evergreen Bromelia (Anagallis
cruciata). That perennial plants may reach 80 cm high, with eleven-cm long
leaves. Their housings: New-Caledonia, Israel… spaces where distance get lost
in emotion. Its more or less long blossoming, often takes place in May. Their
flowers have a passionnate yet sharp beauty. The juice of their fruits has
temporary virtues. The stems are covered with bright orange scales. An oil is
produced from their seeds, in which barks of golden yellow cow wheat are
blended, it will purges from all coughs. That rare plant&apos;s root is thickened,
creeping and often unbranched. Little boys have been poisoned by eating as few
as five berries of that grass. To have a good night, avoid cordials of that
perennial herbaceous plant after nine o&apos;clock in the evening. The sentence of that vine according to the
esoteric Canadian cookbook: &amp;quot;the Te palace&amp;quot; is: &amp;quot;wisely agreeing
to say that they had done so&amp;quot;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;52&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Virtuous scabieuse&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;That
herbaceous perennial plant&apos;s lesson is : &amp;quot;receiving the sad announcement
of the death of a son&amp;quot;. That perennial plant is an herbaceous perennial
plant growing in early winter to 5-15 cm tall. That plant as an hollow spur at
its top. Close: musky Agrimoy, dioecious Pimprenelle, poisonous &#xc9;piaire, rare
Rhinante. Moroccan name of that vegetable: arrowhead shaped Achill&#xe9;e; Breton:
stalkless Beetroot; Chinese: nineteen-twelve millimeter diameter savin. Thick,
unbearable, instantaneous, light flowering. The petals of that flower are mauve
and blue, fourteen lobed, and seem to coil up in the atmosphere. Some hard
skinny rootstocks in which visionaries carve talismans against wart. The fruit
is a follicle. That plant has a a stick stalk and a palmately divided
dichotomous root. An excitation easing oil is produced from their seeds, to
which barks of complex Cristalline are blended. Different Scabieuses are common
in woods and hedges in the center and the north of Albany. A strong mixture of
crushed stalks of that perennial herbaceous plant (Raphanus pseudonarcissus),
of arum aromatic (Ranunculus jupiteris) and of Pixacantha vitrified
(Convolvulus officinalis), used as plasters eases a great number of diseases. The
best method of application is by rubbing in a small amount of ephedrine
ointment, but the costliness of this preparation causes the use of the herbaceous
plant ointment to be commonly resorted to. The first description of that
woodland plant can be found in Fr&#xe9;d&#xe9;ric Winslow Taylor’s herbarium 1880.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Nov 2009 13:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une joute &#xe9;rotique</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/16/15817282.html</link><category>Trois jeunes tambours</category><category>bonne</category><category>philosophie</category><category>Wilfrid</category><category>&#xe9;rotisme</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/16/15817282.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15817282/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/16/15817282.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La bonne dort et Wilfrid songe ;
une odeur lourde, capiteuse, titille ses narines, poivre, miel, muscade, musc,
jasmin : il fr&#xe9;mit de d&#xe9;sir. Il se d&#xe9;shabille sans bruit puis, aussi nu qu’Adam,
s’allonge sous les couvertures o&#xf9;, sans pr&#xe9;liminaire, il entreprend de besogner
la bonne. Elle a un r&#xe9;veil des plus agr&#xe9;ables. Ils s’affrontent longuement
&#xe9;puisant avec art les infinis subtilit&#xe9;s des combinatoires &#xe9;rotiques permises
par la nature des corps. Ce faisant, ils s’&#xe9;puisent eux-m&#xea;mes, s’assaillent &#xe0;
de multiples reprises, se l&#xe8;chent, se pourl&#xe8;chent, se caressent, se p&#xe9;n&#xe8;trent
de toutes les fa&#xe7;ons possibles et imaginables, se sucent — p&#xe9;nis, t&#xe9;tons,
clitoris, doigts, langue — se mordillent, se mordent, s’embrassent &#xe0; langue que
veux-tu, s’&#xe9;treignent, se nouent, se d&#xe9;nouent, se renouent, s’embrassent, s’embrasent,
suent, l&#xe8;chent leur sueur, leurs s&#xe9;cr&#xe9;tions, se boivent, se mangent s’entortillent,
se glissent l’un dans l’autre, se tournent, se retournent, s’aiment… jusqu’&#xe0; ce
que la bonne — qui n’avait pas que &#xe7;a &#xe0; faire, m&#xea;me si elle consid&#xe9;rait que ce
&#xe7;a avait une certaine importance dans sa vie — se refuse &#xe0; tout nouvel
assaut, tourne sa croupe dans un geste non d’invite mais de refus, fait mine de
se lever puis, r&#xe9;flexion faite, se rendort au creux de son lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wilfrid est heureux, et fier de lui;
il reste quelques instants allong&#xe9; sur le lit, m&#xe9;dite sur les immenses
possibilit&#xe9;s qui sommeillent en chaque &#xea;tre n’attendant que le signal voulu
pour se manifester au grand jour et qui, sans cela, demeurent inconnues,
inexploit&#xe9;es jusqu’&#xe0; la grande entropie de la mort: nous sommes tout,
nous ne sommes rien, se surprend &#xe0; marmonner d’Eurym&#xe9;don alors qu’une demie
heure sonne au carillon du clocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se l&#xe8;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Nov 2009 10:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>la chambre de la bonne</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/15/15805908.html</link><category>Trois jeunes tambours</category><category>bonne</category><category>chambre</category><category>Jean Leber</category><category>Robert</category><category>Serge</category><category>Wilfrid</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/15/15805908.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15805908/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/15/15805908.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— On va tirer un journal, dit Robert,
vous nous aiderez &#xe0; le distribuer… Ensuite, on verra. Faut d’abord gagner d’autres
personnes &#xe0; notre cause. — Bon, dit Jean Leber se levant, on verra ; mais
si &#xe7;a marche pas, je fais tout p&#xe9;ter. — Oauis, disent les autres, on fait tout
p&#xe9;ter. Kenavo…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sortent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Serge et Robert vont se coucher.
Persuad&#xe9;s d’avoir remport&#xe9; une premi&#xe8;re victoire, ils sont presque heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelques instants plus tard, fumant
la pipe &#xe0; sa fen&#xea;tre, un vieillard insomniaque voit cinq silhouettes d&#xe9;tacher
de l’&#xe9;chafaud le dernier chien ex&#xe9;cut&#xe9;, puis emporter son cadavre dans la nuit :
il ne sourit plus.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans sa chambre, d’Eurym&#xe9;don, n’arrive
pas &#xe0; s’endormir. Zabre non plus d’ailleurs. Zabre pense aller comme d’habitude
rejoindre X… mais il n’en a pas vraiment envie. D’Eurym&#xe9;don veut rejoindre la
bonne, mais devoir monter aux chambres des bonnes le g&#xea;ne, il pr&#xe9;f&#xe8;rerait qu’elle
descende. Mais elle ne vient pas, alors il se d&#xe9;cide &#xe0; monter.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsqu’il entre dans la chambre, il
lui faut quelques instants pour que sa vue s’accoutume &#xe0; la p&#xe9;nombre vaguement
att&#xe9;nu&#xe9;e par les reflets des lampadaires. La pi&#xe8;ce, un r&#xe9;duit mansard&#xe9;. Il
entend le clapotis rassurant de la pluie chatouillant les tuiles : &#xe7;a lui procure
un certain plaisir. C’est comme si le toit gloussait de joie, un bruit de petit
ruisseau et de tranquillit&#xe9;, il se sent bien, se dit qu’il a bien fait de venir
dans la chambre de la bonne, il ne peut &#xea;tre que bien accueilli. Il &#xe9;prouve une
impression d’enfance et de douce chaleur sous une couette dans une pi&#xe8;ce
glaciale. C’est sa madeleine. Il ne fait pas de bruit, entre, pousse doucement
la porte derri&#xe8;re lui. Prend son temps pour s’habituer &#xe0; la p&#xe9;nombre, respire,
&#xe9;coute, sent. Peu &#xe0; peu, il distingue la forme du lit de fer et une forme
agr&#xe9;ablement vallon&#xe9;e soulevant les couvertures : la bonne dort, paisible,
elle respire doucement, r&#xe9;guli&#xe8;rement et le son de sa respiration se m&#xea;le &#xe0;
celui de la pluie dans une esp&#xe8;ce de m&#xe9;lodie &#xe0; deux voix qui l’&#xe9;meut.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 15 Nov 2009 13:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>La peau</title><dc:creator>hodges</dc:creator><link>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/14/15795525.html</link><category>La vie sexuelle de Robert S… racont&#xe9;e par lui-m&#xea;me</category><category>caresse</category><category>peau</category><category>po&#xe8;tes</category><category>&#xe9;rotisme</category><comments>http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/14/15795525.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sensdelavie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15795525/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sensdelavie.canalblog.com/archives/2009/11/14/15795525.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon premier plaisir &#xe9;rotique est de go&#xfb;ter la saveur
sans cesse renouvel&#xe9;e de la peau sur la peau. Je ne veux pas parler du
go&#xfb;t de la peau que procure la sensation sublime d&apos;une peau l&#xe9;ch&#xe9;e,
mordill&#xe9;e, respir&#xe9;e mais de celle directe, imm&#xe9;diate de la peau au
contact de la peau ou plut&#xf4;t des peaux sur des peaux car, suivant la
partie du corps concern&#xe9;e, les sensations des peaux peuvent &#xea;tre tr&#xe8;s
diff&#xe9;rentes: doigts sur l&apos;ar&#xe9;ole d&apos;un sein, cuisse contre cuisse, main
sur un ventre ou un sein, nez contre nez, cuisse sur un ventre, paume
contre paume, paume sur l&apos;arrondi sublime d&apos;une fesse, et cette caresse
toujours inou&#xef;e du bout sensible des doigts sur la peau &#xe9;lectrique des
testicules, sans parler des sensibilit&#xe9;s inou&#xef;es du pr&#xe9;puce… autant de
variations in&#xe9;puisables et chaque fois aussi constantes. Et ne parlons
pas des muqueuses…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l&apos;oppos&#xe9; du sens un peu trop alimentaire du go&#xfb;t,
que l&apos;on ne peut ni ralentir ni retenir, qui n&apos;est pas r&#xe9;versible, et
d&#xe9;pend si goulument de la pl&#xe9;nitude de la poche stomacale, la peau est
un admirable organe &#xe9;tendu, mince et subtil, le seul qui puisse, pour
ainsi dire, jouir de son organe jumeau: d&apos;autres peaux, d&apos;un grain &#xe9;gal
ou diff&#xe9;rent, d&apos;une tactilit&#xe9;, d&apos;un d&#xe9;poli sensible… Le regard seul a
cet imm&#xe9;diat dans la r&#xe9;ponse…, mais voir est si diff&#xe9;rent d&apos;&#xea;tre vu;
cependant que toucher est le m&#xea;me geste qu&apos;&#xea;tre touch&#xe9;…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et cependant les po&#xe8;tes et grands imaginaires, si
f&#xe9;conds en &#xe9;changes d&apos;&#xe2;mes &#xe0; travers les prunelles, &#xe0; travers des mots
et la voix, &#xe0; travers des moments spasmodiques si grossi&#xe8;rement r&#xe9;gl&#xe9;s
par la physiologie, — les po&#xe8;tes ont peu chant&#xe9; l&apos;imm&#xe9;diat, le charme,
la jouissance de la peau, de la peau sur la peau, grain &#xe0; grain, pore &#xe0;
pore.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 14 Nov 2009 13:52:19 GMT</pubDate></item></channel></rss>