15 novembre 2005

Le bon roi Dagobert

Depuis longtemps j'avais remarqué, dans l'écriture, la présence de deux instances — non pas séparées — de deux moments différents, s'interpénétrant de manière dialectique, mais relativement analysables... Dans le premier moment, celui qui concerne l'opération où l'on souhaite construire un monde, atteindre un but, mener une hypothèse, résoudre un problème, l'on s'attache à bâtir un système, dénouer des nœuds, défendre des propositions contre toute interprétation erronée, essayant d'anticiper — pour éviter l'égarement — les parcours... [Lire la suite]
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10 novembre 2005

Réflexions sur la littérature

Dans les atermoiements de ce début se trahit l'embarras d'un récit dont je dois avouer la fraude: bien que j'en possède le copyright, que j'en touche les droits éventuels, la signature en est apocryphe... Plus précisément, ce texte ne m'appartient pas complètement; plutôt, pas tout à fait; du moins pas directement... Si dans cette approximation il y a faute, je réclame le droit de la commettre car il est bien difficile de démêler si un procédé net, sincère et honnête est un effet de probité, d'habileté ou de malversation.... [Lire la suite]
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08 novembre 2005

Les recherches de Rachel

Rachel relut d'abord les auteurs dont elle se voulait le plus proche. Cendrars, Balzac, Flaubert, Lautréamont, Maupassant, Gautier, Queneau, Zola... furent explorés tour à tour sans livrer d'indices incontestables. Parfois cependant, un fragment de texte lui offrait une piste. Ainsi de sa description du palais de Françoise: «c'était un triste jour d'automne; les feuilles tombaient. Les trois hautes fenêtres, allant du parquet au plafond, larges comme des baies furent ouvertes à deux battants. Sur les tables légères, aux pieds... [Lire la suite]
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03 novembre 2005

L'identité profonde de la littérature

Il est aussi facile de se tromper soi— même sans s'en apercevoir, qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent. La Rochefoucauld. Maxime 115. Les commencements me fascinent sans fin. Ce moment troublant, quand l'écrivain devient témoin pour traduire de pures possibilités dans un nouveau système de signes renferme tout le danger intrinsèque à l'acte même de raconter des histoires : une fois engagée, plus question de faire demi— tour, tout le texte est là. Et, dans la légère excitation de ce risque suspendu,... [Lire la suite]
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