18 janvier 2014

Ostapenko

Avant sa retraite, était fonctionnaire. Ne fait plus preuve du moindre intérêt pour l'actualité; se laisse parfois aller à de violentes colères ; n'est pas toujours très bien dans sa peau. Sa vie n'est qu'une navigation à vue... Ostapenko est une force en puissance, pour Ostapenko, la vie est un flot de paillettes — Ostapenko s'entend assez bien avec Jean-Pierre — ne veut pas dire ce que ne peut pas dire. Ostapenko ne trouve plus de jouissance que dans l'observation de la vie de ses contemporains... Ne trouve plus aujourd'hui aucune... [Lire la suite]
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17 janvier 2014

la conscience est un risque qu’il faut assumer

Alors que je croyais bien le connaître, au fur et à mesure que je progresse dans ce récit, au travers des découvertes qu’il m’oblige à faire, Stanislas me devient davantage une énigme. Je croyais bien le connaître, je m’aperçois que je me suis trompé : je ne me serais jamais imaginé devenir plus métaphysicien que je ne l’étais. Comment concilier, par exemple, le Stanislas qui lentement se dessine ici et celui de la conversation que nous avons eue à son dernier retour de Tachkent ? Il me rapportait un débat philosophique... [Lire la suite]
16 janvier 2014

Anne Labadie

Savoure la vie — Mademoiselle Labadie a une intelligence toute d'intuition ; Anne Labadie a le goût de la vérité... A un nez un peu retroussé et presque pas de sourcils — cette idée la réconforte... Tout ce qu’Anne peut faire, c'est essayer de poser des questions ; Anne Labadie est froide et émerveillée ; à vingt-six ans, Labadie est encore étudiante en communication. A un besoin absolu de véracité ; à vingt-six ans... Est préoccupée par tous les mails qui l'envahissent, se juge capable d'amour — Anne Labadie est totalement bien dans... [Lire la suite]
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15 janvier 2014

Balpe traverse sur la pointe des pieds

Il y a des caisses de champagne entassées dans l'escalier. Balpe se perd dans l'ombre des couloirs ; le monde est pour lui d'une tristesse incomparable, semble savoir que la maison est vide, cherche la clé ; va dans toutes les pièces de l'hôtel... Il y a des caisses de champagne entassées dans l'escalier... Balpe traîne dans l'inquiétude. Il est près de quatre heures du matin ; il fait chaud... Balpe est complètement vêtu de noir — la maison de Benato est silencieuse — il fait nuit noire, sa vie est partagée en deux, tend l'oreille... [Lire la suite]
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14 janvier 2014

il faut savoir aller au bout de ses désirs

La soirée semble ne jamais vouloir s'achever... Thérèse décide d'écrire un livre — a les jambes molles... Tout va bien — que faire désormais ?. Regarde ce que j'ai trouvé, dit Mademoiselle Thérèse montrant du doigt un article du journal "Le Républicain! De toutes façons, il faut que quelque chose arrive" — dans une valise, sous une fenêtre, des petits cercueils de bois noirs — il faut en parler... Contemple son corps devant le  miroir — sa carte est couverte de tracés au feutre rouge... A perdu quelque chose, il faut savoir... [Lire la suite]
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13 janvier 2014

vivre comme un homme

Je n’arrive pas vraiment à admettre ce que la confession de Stanislas, puis ses fichiers, me font découvrir de lui. Je le croyais dominé par une sorte de romantisme turco-écossais et le perçoit calculateur, politique et machiavélique. Après tout, est-ce si contradictoire ? L’homme n’a-t-il pas toujours la capacité à théoriser ses contradictions même les plus fortes ? Moi-même je ne me serais jamais imaginé que je fusse devenu plus métaphysicien que je ne l’étais… J’avoue quand même avoir un peu de mal à recoller les... [Lire la suite]
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11 janvier 2014

attirance

Ce matin, un tout petit nuage, duvet d’oie, glisse, à la limite du perceptible, sur la surface mouillée de pluie du vasistas de ma chambre installée dans les combles de ma maison. Et je ne sais trop pourquoi, peut-être parce que la suspension du temps dans une dimension lyrique qu’installe cette vision m’a confronté à la réalité du temps vécu trop vite disparu, s’est installé en moi une profonde nostalgie de mon enfance, époque où l’immédiat, l’instantané seuls, avaient une présence réelle. Hier n’y existaient pas, demain était une... [Lire la suite]
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10 janvier 2014

un autre niveau de lecture

« J’ai tourné en tous sens dans le tourbillon où vous êtes : je connais le tourment d’être pressé entre une double intrigue d’obéir tantôt à son cœur, tantôt au procédé qui le contrarie, d’avoir à filer une rupture, une intrigue à nouer et deux amours-propres… » écrit le baron au Chevalier… La vie et les lectures se joignent parfois furieusement… Je m’ennuie ici… Je me faisais une joie d’être à Barcelone, revoir Carmen et le petit, mais Carmen est absente et Barcelone sous la pluie. Ne me reste plus que votre courrier…... [Lire la suite]
09 janvier 2014

Monsieur de Bressac

Personne ne sait cela, Samuel de Bressac est certain que le bien est affaire de routine... Au réveil, M. De Bressac a le cerveau plein des confusions de son rêve — est franc-maçon, parce qu'il convient de l'être ; Bressac fait comme s'il croyait à une certaine hiérarchie — Monsieur de Bressac ne passe pas inaperçu dans la foule. Monsieur Samuel de Bressac trouve une volupté perpétuellement nouvelle à découvrir quelques tics, quelques manies des occupants de la demeure que, jusque là, il ignorait, toutes les pièces de sa demeure... [Lire la suite]
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07 janvier 2014

ces impies me traitent de renégat

Fête des pères… cette mascarade : une cravate cette année, peut-être deux ? Hermès, Dior ou Axel ? A quoi se mesure l’affection filiale ?… Heureusement mon éloignement me protège !… Je ne sais si je deviens paranoïaque, acariâtre ou misanthrope… je ne sais ce qui vaudrait le mieux ? D’une certaine façon vous écrire dans un anonymat presque complet — vous parler…— me maintient…   «Les printemps ne sont plus que des hivers prolongés» écrit madame de Sénanges au chevalier, les siècles passent mais... [Lire la suite]