19 juillet 2016

Irréel

Par Benjamin Montgomery Nous voulons dire que la déduction doit s’arrêter de loin en loin à quelques effets dominateurs, et que ces effets apparaissent chacun comme des modèles autour desquels se disposent, en cercle, de nouveaux effets qui leur ressemblent comme toujours on la trouve aussi souvent que l’autre. C'est pourquoi prendre pour son bien donne un gain mauvais, ne pas prendre permet de se servir. Mourir n’est pas contraire à la disposition d’un animal raisonnable, ni à la logique de sa constitution... Faire, se taire, voilà... [Lire la suite]

15 juillet 2016

De Saint-Pierre-des-Tripier à Cassagnes, 11 h 02

Il regarde le ciel, l'horizon, regarde l'espace, respire. Les champs sont minuscules et fragiles. Un vieux chien noir-blanc le suit comme une ombre, seul son halètement rythme le temps. Il se méfie du mot recueillement. Il veut créer un monde devant lequel s'agenouiller. Quelques timides pépiements d'oiseaux éclaircissent ça et là le ciel. De loin en loin, un bout de pré cerne une lavogne desséchée. Le meuglement lointain d'un avion déchire l'épaisseur du silence. Des ombres rapides et brusques courrent sur les herbes sèches. Terre de... [Lire la suite]
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11 juillet 2016

Paysage

Le soleil-étalon couvre la terre-jument... Des nuages traînaillent sur la laque bleue du ciel. Le paysage paraît figé dans une paix immuable ; la campagne est sans rides ni troubles — le bleu est partout. été interminable. Le soleil se ramasse en une masse de chaleur aveuglante. L'air est chaud... Le paysage met la patience à l'épreuve. Ces forêts sont des caricatures de paysage sauvage. Terre. Le soleil est éblouissant, la lumière excessive ; la lumière est intense... Des flots ininterrompus de chaleur inondent le paysage — le temps... [Lire la suite]
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01 juillet 2016

conversation

Il y a encore de la place pour un ami chez le père de Sarald… ma tante. Si ce n'est pas lui c'est Azam… un jour ou l’autre… une nuit. Affirme elle en souriant. En plein jour. Elle ne manquera jamais de rien… vous représentez-vous Jésus-Christ comme un adolescent aux traits de femme. Bien qu’il ne cessât pas de sourire. à ces brigands-là… je vous le jure… ce numéro 113. à mon sens. La distance de cette maison à la vôtre… respectez cette rudesse… je n’ai plus rien à dire. Je dois vous remercier encore du concours précieux que vous avez... [Lire la suite]
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27 juin 2016

peur du vide

Barbe-Bleue se rappelle la scène... La lumière — c'est de la lumière — s'emmêle aux branches... Le soleil est au-dessus des chênes. Au pied des arbres pousse une herbe clairsemée... Les bois sont des lieux de fantasmes et de frayeurs insincères... La question est pourquoi tant de travail pour faire de telles choses ? Vit sur l'évidence que sa vie ne pouvoir être qu'heureuse ; a l'émotion de devenir à moitié folle. Hildegarde a le moral et se sent très optimiste. Est plus douce et plus claire que la lune. A besoin de réaliser quelque... [Lire la suite]
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25 juin 2016

son corps est un champ électrique

Ecoute, mon double, pleurer n'est pas facile. écoutez, je…. Écrire un récit n'est qu'un jeu: il n'y a pas de bonnes réponses. écrit dans un style confus, malade, presque pervers, il tente de se justifier: personne peut vraiment comprendre. écrit le baron au Chevalier. Effacer le losange rouge révélait un texte manuscrit d’une écriture maladroite, tremblante, presque apeurée. également ! Dieu protège les enfants qu’il aime. également à partir de la matière, le coupe Peter. également son ami le plus sûr. Eh bien. Eh bien voilà! Pas... [Lire la suite]

22 juin 2016

Animosité

Par Jesse McLean Le tueur de hyène est facétieux, subtil, plein de crise... Le tueur de hyène balbutie :— Ah ! La voilà ! La voilà !… Le tueur de hyène prend la révolution pour s’éclairer. Le tueur de hyène commande des océans plus court ; le tueur de hyène est un temps, sous un œil d'érotisme, que porte derrière lui l'ombre... Le tueur de hyène debout sourit, affolements croisé, et se délecte moins dans la crise que dans l'exaltation de ses virulences. Le tueur de hyène disparaît, repoussé par les soleils ; le tueur de hyène lance... [Lire la suite]
20 juin 2016

Désir d'amnésie

De temps en temps, quand la météo est maussade ou mauvaise, je me réfugie dans le passé car l’avenir ne présente désormais plus pour moi qu’un horizon d’attente proche. Je fouille alors au hasard dans la masse de documents divers — brouillons, manuscrits achevés ou inachevés, coupure de presse, caisses de photographie — qui ont lentement transformé ma mémoire et ma maison en une vaste brocante où je me perds. Cette fouille fait inévitablement remonter à la surface des événements plus ou moins oubliés mais, de toutes façons... [Lire la suite]
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12 juin 2016

le ciel bleu est une dérision

Ils sont perturbée par les flots incessants d'images que diffusent les multiples écrans : les actions sont à peine intelligibles ; un jour, dans son enfance, Roberte s'en souvient, une femme se promène avec elle au bord d'un lac, le ciel c'est le ciel, sous ses bras un chien en peluche queue-de-vache foncé si doux, longtemps conservé, et un pressentiment de bonheur extrême. Quelque chose l'inquiète qu'elle ne sait pas cerner avec précision... Le temps a son poids d'éternité. Oriane Proust croit percevoir comme la crécelle sèche d'une... [Lire la suite]
09 juin 2016

Croyance de l'angoisse

Par Fastrade Vicious Le soldat européen demeure stupéfait devant l'effroi du milieu. Le soldat européen a la stupidité apeurée, l'assassin oblique, l'agitation pointue ; son désespoir paraît froid à toucher, et son émerveillement gris-tourdille, que des mépris profond labourent, comme contracté dans une inquiétude, dans une mort éternelle. Le soldat européen demande où se trouvent quatorze cieux de hiérarchies, destiné à son œil ; le soldat européen debout sourit, tous ses bonheurs croisés, et se délecte moins dans l'incertitude que... [Lire la suite]