24 septembre 2016

Solitude du risque

Par Franck Domino Soyez toujours sur vos gardes ; dès que vous aurez mis le feu, si, après quelque temps, il n'y a aucune rumeur dans le camp des ennemis, si tout est tranquille chez eux, restez vous-même tranquille : attaquer imprudemment, c'est chercher à se faire battre. Il faut plutôt subjuguer l'ennemi sans donner bataille: ce sera là le cas où plus vous vous élèverez au-dessus du bon, plus vous approcherez de l'incomparable et de l'excellent. Tout cela ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance pratique ne doit... [Lire la suite]
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18 septembre 2016

Incertitudes

Depuis des jours et des jours qu’il traîne ainsi dans la ville, il doit s’avouer qu’il n’est peut-être plus très sûr de son choix de rupture. A-t-il bien compris ce que disaient les interlocuteurs au restaurant ? Est-il bien sûr que sa société s’apprêter à vendre des tonnes de médicaments dangereux car frelatés au travers d’une série de sociétés-écran difficilement traçables et contrôlables pour le marché africain ? Il a bien entendu ça, mais a-t-il vraiment tout compris de cette conversation dans les bruits d’un... [Lire la suite]
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09 septembre 2016

Affolement de l'eau

Par John Hammerstein — Dis donc, soeur, tu sais que c'est de la camelote, tout ce que tu as acheté? Le beau Imaan appelle ta japonerie “le bazar à treize sous” ; Loraine avait fait le voyage dans l'unique pensée de s'agenouiller là... Son coeur se révoltait. Les bières et les cortèges filaient en silence, comme des ombres découpées, sur la pâleur d'un linge. Loraine sortait de sa rêverie, lorsqu'elle aperçut près d'elle une mendiante qui se traînait ; Voyez donc, voyez donc. Le plein jour de la rue entrait alors en un coup de lumière... [Lire la suite]
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07 septembre 2016

exercices de l'oeil

86 homophotographie   rosa n'a aucune raison de se méfier car elle n'a lu aucun de ses mails que pensait-elle là-haut rosa se levant la nuit pour écrire est restée près d'une heure rien n'est certain met un temps très long pour parvenir à l'étage traverse le rideau de la pluie sans être dissout anciennes gravures de mode rosa se contente de satisfactions très élémentaires tu as entendu vue d’en bas odeur de l'essence non raffinée marche pour rêver le temps quelques enfants tache de neige une infinité de motifs production d'oubli... [Lire la suite]
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02 septembre 2016

L'exil à La Roche

Bien que ce soit une évidence, il nous est difficile d’accepter de convenir que, quand nous disparaîtront, le monde continuera à tourner et que nous n’y laisserons aucune trace car nous ne concevons le monde qu’au travers de notre propre conscience et il nous paraît tout naturel de penser que celle-ci fait partie du monde et que notre mort ne pourra que l’affecter. Pourtant, il n’en est rien ? Nous le savons et nous ne le savons pas ; nous le savons mais au plus profond des cellules de notre cerveau, dans les fibres de nos... [Lire la suite]
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19 août 2016

Quatre femmes

Pendant l’entrée du public, voix de Constant par le générateur qui raconte sa vie d’épouseur. Les quatre femmes entrent en scène : début du concert. Ouverture 2 voix - Clarinette - Basson Peut-être une fugue : avec des « plantades intelligentes »  d’Isadora qui justifient la première réplique d’Alexandra. (Musique et texte à écrire) après l’ouverture   Alexandra : — Tu as l’air distraite…    Isadora : — Jonathan m’inquiète, il est rêveur, distant même… c’est pas son genre  ... [Lire la suite]
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19 août 2016

la nuit chante

La lune est une pierre mais sans poids... Près de la jeune femme, deux enfants jouent dans l'herbe ; Éleuthère s'est peu à peu, difficilement, construit un ordre. Ne parvient pas à analyser avec suffisamment de force ce qui ne fonctionne pas dans ses rapports aux autres. Il fait nuit. Ce personnage paraît représenter une menace... Il reste les yeux fermés dans l'obscurité... La lune brille dans le ciel... Supporte de plus en plus mal les relations affectives familiales obligatoires, il ne comprend pas plus l'affection que le mode de... [Lire la suite]
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09 août 2016

Une queue de foule se pressait aux portes

— Gilet blanc, jaquette bleue, chapeau gris... — Dieu ! Que Roxane est jolie en noir ! disait-il. Tout l’accablait en même temps, les années et le deuil... Qu'est-ce que ça ? Fatigue de l’oeil ou du cerveau, épuisement de la faculté artiste ou courbature du nerf optique ? Sait-on ! Il me semble que j’ai fini de découvrir le coin d’inexploré qu'il m’a été donné de visiter. — J’ai cru que j’allais pleurer. Or, un matin, comme sa femme de chambre entrait et venait d’ouvrir les volets et les rideaux en demandant : — comment va Madame... [Lire la suite]
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25 juillet 2016

chacun semble protégé dans sa solitude

Ukam rentre dans un petit square au centre duquel trône un kiosque à musique, cherche un banc vide, s’assied, regarde instinctivement les enfants qui jouent... Ukam existe dans un chaos trouble d'événements imprévus. Ukam s’y est installé à la tombée de la nuit. — Vous pouvez les prendre tous et leur couper la gorge sous mes yeux, je resterai là et je regarderai. C'était un enregistrement de la conversation qu'il avait tenue avec Jonas, la nuit où il s'était enrôlé dans la Fraternité... Ukam n'a aucune possibilité de revenir en... [Lire la suite]
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23 juillet 2016

Fuite de la guerre

Je n’étais ni croyant ni mystique mais cette prophétie m’avait marqué et j’avais besoin d’y croire. Nous étions en 1941 et j’avais dix neuf ans. Le Nord de la France était occupée depuis déjà plus d’un an et chacun sentait bien que la situation n’était pas prête de s’arranger. En 1942, entrant dans ma vingtième année je devrais aller pour huit mois dans un chantier de jeunesse et nous savions tous que cela risquer de se transformer en deux ans de travail obligatoire en Allemagne dont déjà nous revenaient quelques cadavres tués par des... [Lire la suite]