30 septembre 2012

Souvenir 88213

Je ne me suis pas demandé comme à Chartres ou à Reims avec quelle puissance y était exprimé le sentiment religieux cependant qu'elle ne parlait jamais qu'assez bas parce qu'elle croyait avoir dans la tête quelque chose de cassé et de flottant qu'elle eût déplacé en parlant trop fort, mais elle ne restait jamais longtemps, même seule, sans dire quelque chose, parce qu'elle croyait que c'était salutaire pour sa gorge et qu'en empêchant le sang de s'y arrêter, cela rendrait moins fréquents les étouffements et les angoisses dont elle... [Lire la suite]

04 août 2010

Comprendre et se comprendre

Je ne comprends pas m’écrit une certaine Lisa…Vous ne comprenez pas, Comprenez-vous ce que vous faites ? Comme si la question essentielle était de comprendre alors que nous passons l’essentiel de notre vie dans un incompréhension totale des événements qui nous entourent. Comprenez-vous pourquoi les hommes ne cessent de se battre et de s’entretuer ? Comprenez-vous pourquoi certains d’entre nous sont prêts à tout pour accumuler des richesses telles qu’ils ne pourront jamais les consommer ? Comprenez-vous pourquoi, pour l’amour... [Lire la suite]
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13 juillet 2010

sur le flot d'un torrent

Ma vie est un bordel. La vie… toute vie, toute la vie…  est un bordel. On ne maîtrise rien. On croit décider, on fait des choix, on se prépare, on travaille et le hasard vous rattrape: une maladie, un accident, une rencontre, un chien qui traverse la rue, un papillon qui bat des ailes, un tremblement de terre, une éruption volcanique, un fer à repasser qui tombe d’un quatrième étage : tout change, on meurt ou on est obligés de prendre une autre direction, de tout ou d’une partie du tout à revoir dans ses prévisions, ses... [Lire la suite]
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30 juin 2010

La déprime

Parfois je déprime Sans raison apparente, je me lève la tête pleine d'un brouillard confus d'idées noires qui m'empêchent de penser et me mettent dans un état totalement dépressif. Il ne faut pas alors me parler, ni me demander ce que j'ai. Je n'en sais rien. La seule chose qui m'importe c'est que ça ne va pas, que tout est négatif, que je n'ai plus aucune raison de vivre, ni d'aimer, ni d'écrire, ni de faire quoi que ce soit. Le monde est grisâtre, sans formes, mou, il m'échappe dans tous les sens et je me sens désemparé. Si... [Lire la suite]
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23 juin 2010

La fatigue

Baisser les bras; Souvent je baisse les bras. J'ai un millier de projets, des dizaines de milliers d'idées qui me traversent le cerveau et je n'en réalise aucun car au moment de me mettre au travail, de réaliser concrètement ce que tel projet; telle idée; implique je suis écrasé par un vertigineux sentiment d'inutilité, syndrome du "à quoi bon". A quoi bon écrire tel roman puisque de toutes façons je ne ferai pas ensuite l'effort nécessaire pour qu'il parvienne dans les mains de lecteurs éventuels, à quoi bon... [Lire la suite]
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20 juin 2010

Écrire

Dès lors que je pense avoir accédé à une certaine capacité à l'écriture, écrire ne m'intéresse plus.Ce que je cherche alors c'est une autre voie, une autre issue à cette paranoïa de la mise en mots qui m'habite ou plus exactement de cette forme de schizophrénie que je vis dans le langage: surévaluation de son importance et, dans le même mouvement, désintérêt croissant « Dire et non dire ». Envie absolue de dire et découragement absolu face à ce que, « en fin de compte », l'écriture m'apporte bien que je sois partisan... [Lire la suite]
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14 juin 2010

A quoi bon ?

Souvent je baisse les bras. J'ai un millier de projets, des dizaines de milliers d'idées qui me traversent le cerveau et je n'en réalise aucun car au moment de me mettre au travail, de produire concrètement ce que tel projet; telle idée; implique je suis écrasé par un vertigineux sentiment d'inutilité, syndrome du "à quoi bon". A quoi bon écrire tel roman puisque de toutes façons je ne ferai pas ensuite l'effort nécessaire pour qu'il parvienne dans les mains de lecteurs éventuels, à quoi bon écrire pour ajouter mes... [Lire la suite]
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08 juin 2010

De la duplicité du monde

Je vis dans un monde double: le monde réel que, comme tout un chacun, je traverse avec plus ou moins de présence et le monde imaginaire qui revendique le maximum de place. J'ai toujours dans la tête des fictions en cours, des dialogues avec des personnages dont je sais qu'ils n'existent pas. Il ne s'agit pas ici du phénomène bien connu des "amis virtuels", ces personnages imaginaires avec lesquels tant d"enfants conversent jusqu'à l'adolescence; je suis depuis longtemps sorti de l'adolescence et mes personnages... [Lire la suite]
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22 avril 2010

Haine d'écrire

Ça commence mal…Ça avance mal, ça souffre, doucement, à petits cris retenus mais ça souffre… Depuis toujours, haine de l’écriture. Eau tiédasse de la phrase avec adoucisseur incorporé. Phrase apprise, longue habitude de formation universitaire. Putain de rythme accroché au corps comme tique ou chancre. Ça doit couler sans heurts avec alexandrin clandestin — la môme avait la jupe au ras de la moumoune — épars, rythme toujours en tête jouant cache-cache, consistance de pus bien gras vert souple phrase phrase autosatisfaite dans... [Lire la suite]
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12 mars 2009

Chambre d'enfance

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs (mais j’ai l’impression de ne pas remonter très loin si ce n’est un souvenir flash, quelque chose comme une image subliminale où je me vois sur les genoux d’un homme qui m’offre un giroscope, aperçu qui, d’après ma famille remonterait à ma troisième année) je me vois toujours dormir seul dans le même lit à barreaux surmontés de décorations en cuivre de la même chambre. C’était une chambre que je trouvais immense. Située à l’extrémité nord de l’immense appartement de ce vieux hôtel... [Lire la suite]
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