03 juillet 2006

Les livres brûlent aussi

— Tu vois ! Je peux même demander de le lire dans toutes les langues et, si je suis occupé à faire autre chose, mon livre peut me faire la lecture haute voix.— Tu ne m’apprends rien, mais avant ce n’était pas comme ça, les choses n’ont pas toujours été aussi simples qu’aujourd’hui, quoique… Il s’arrêta, il avait failli parler de la mort inacceptable de sa fille. Heureusement il s’était repris à temps…— Tout ça ne sert plus à rien continuait Luisa, tu te rends compte de tout ce travail gâché et en plus ça pollue la campagne.— Tu... [Lire la suite]
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25 juin 2006

Un cimetière de livres

Interruption lecteur : 10:35:17. Instruction : éviter les métaphores lyrique. Reprise : 10:35:33. Luisa désigna une ruine à l’autre bout de ce qui avait dû être une rue — Là-bas. On y va si tu veux…Ils se dirigèrent vers le vieux bâtiment dont une partie des murs s’étaient effondrés. Luisa poussa une archaïque porte de bois toute rongée par les vicissitudes du temps. Ils descendirent quelques marches : la lumière vive du jour pénétrait par un soupirail. La pièce était emplie d’étagères plus ou moins effondrées sur lesquelles... [Lire la suite]
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15 juin 2006

L'objet-livre

— Cet objet que l'on appelait livre est un peu difficile à expliquer, leurs pages n’étaient pas actives comme celles d’aujourd’hui. Un peu comme si tu gravais une surface de bois avec un couteau, la marque ne peut plus alors s’effacer et si tu veux graver autre chose, il faut changer de planche… Regarde, tu vois, la page 73, par exemple est un poème, A villa Alvear, la page 74 montre des Poèmes non repris dans l’édition de 1974 et commence par La plaine…Interruption lecteur : 10:32:27. Instruction : continuer mais plus rapidement,... [Lire la suite]
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08 juin 2006

Un étrange objet

Luisa était assise devant la porte de la resserre. Palancy ne put s’empêcher de vérifier d’un coup d’œil qu’elle portait bien sa tunique régulatrice dont les microcapteurs, surveillant en permanence son état de santé, diffusaient au besoin à travers sa peau les molécules nécessaires. L’incompréhensible rend fragile : il se sentait toujours anxieux et n’était pas encore débarrassé de l’angoisse provoquée par la mort de sa fille Judith. Luisa était absorbée par un objet qu’elle examinait en tous sens:— Tu sais ce que c’est,... [Lire la suite]
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23 mai 2006

Rien n'a changé depuis des siècles

10:13:26 : interruption lecteur. Modification demandée : recommencer, aller plus vite à l’essentiel, éviter les digressions inutiles sur la vie contemporaine, introduire un peu d’archaïsme et des dialogues. Proposition 2 : 10:15:48.Décidément rien n’allait comme il aurait fallu, la cheminée résistait, les bûches refusaient obstinément de s’enflammer: tout ce que Palancy obtenait était une espèce de combustion lente, charbonneuse qui noircissait le fond de la casserole et déposait des fumeroles grasses dans l’eau destinée au thé.... [Lire la suite]
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18 mai 2006

Palançy et sa petite fille

«L’un des plus sûrs chemins qui conduisent au vrai futur — car il existe aussi un faux futur —, c’est d’aller dans la direction où croît ta peur.»Milorad Pavic, Le dictionnaire Khazar. Production : 31 juin 2075. Données initiales. Genre : récit court. Langue : français standard. Thème : le livre. Nombre de personnages : deux. Époque : contemporaine. Contraintes : aucune. Tonalité : libre. Proposition 1 : 10:09:40. Depuis trois jours, depuis qu’avec sa petite fille ils étaient venus là, tout tournait à la catastrophe. Il ... [Lire la suite]
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