30 mai 2009

De la poésie

Dérisoire dans sa volonté d'exhaustivité, ce projet me parut surtout très ambitieux : il excédait largement l'espace dont je disposais dans mes pages. Plus inquiétant encore, je percevais dans son ambition une attitude de tergiversation. Je ne pouvais avoir la certitude qu'il me répondrait réellement et commençais à me demander si sa réponse première n'avait pas été un peu hâtive ou circonstancielle : peut-on aujourd'hui, quand on n'est pas édité par une "grande" maison d'édition, refuser une offre de publication ? Au... [Lire la suite]
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26 septembre 2008

Trouble

Des douze lettres promises, ne m'en sont, à ce jour, parvenues que cinq. Six si l'on prend en compte la ruse un peu facile consistant à faire d'une deux et l'espèce de tract puéril que constitue l'avant-dernière. La dernière reçue maintenant date de trois mois. Et dans l'incertitude où je suis de l'importance de l'échange, je n'ai plus nulle envie de relancer le jeu. Dans cet espèce de vide qu'une publication provoque, en nous enlevant un peu de notre âme, je n'ai cependant plus la certitude de savoir si ces textes répondent à la... [Lire la suite]
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22 septembre 2008

La mise en mots

Rien n'est plus hargneux qu'un homme généralement aimable qui se laisse aller. Que faire de ce fatras ? Espérant que les autres lettres promises, dans la reconstitution de leur ordre annoncé, apporteraient une certaine cohérence, je décidai d'attendre et ne répondis plus. J'avais la certitude que mon silence mettrait fin aux envois. Un mois passa ainsi. Lorsque quelques remords passagers me venaient, je me persuadais qu'il n'y avait pas d'autre attitude possible: je ne pouvais, sans renier totalement la responsabilité que me donnait... [Lire la suite]
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18 septembre 2008

Des grands poètes.

Fontainebleau, le 13 avril 1990du café des Halles.Rien à faire des grands poètes. Je n'en connais aucun. La poésie en crève.Célébrité = vide œcuménique + mises en scène + nombrilissime nombrilisme.Le Panthéon de la poésie : les vivants et les morts... Mais ces catégories sont étranges, fantasques, les vivants s'endorment  souvent avec leurs morts qui fréquemment reviennent les hanter.Poètes plutôt en vie : Michaux, Hugo (dans ses bons jours), Roubaud (parfois), Stein, Cummings, Basho, Navoï, Montale, Ronsard, Racine (par... [Lire la suite]
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13 septembre 2008

Suffisance de la poésie

Paris, le 9 mars 1990Du restaurant Le Batifol. Des procédés. Il faut surmonter de grandes difficultés  pour vivre dans ce monde réel impur, infidèle et médiocre. Heureusement, le vers permet tout. Vous pouvez tout y déverser: attendrissements, amour, rires, hontes, larmes, douleurs, fantasmes, haine... Il n'a guère d'autre juge que vous-même. Mais une passion fait payer le plaisir qu'elle donne. Parce qu'il a cette faculté trop d'auteurs prétendus pensent que tout lui est permis. Un mot quelconque soigneusement posé... [Lire la suite]
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07 septembre 2008

De la solitude des poètes

Coup sur coup, sans aucune autre explication, il m'envoya les trois lettres suivantes :Fontainebleau, le 7 mars 1990de la forêt.De la solitude des poètes.De la poésie de la solitude.Le silence d'un homme connu pour savoir parler impose plus que le bavardage d'un homme qui ne parle pas trop mal. Vous devriez me laisser sans voix que je n'aie, au risque de vous décevoir, à expliquer ce qui jusque là vous intrigue. Mais les contradictions des hommes font leur nature et quand j'ai passé une heure sans écrire, je répète le mot de Titus :... [Lire la suite]
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02 septembre 2008

Par où commencer?

Hasard ou provocation délibérée de sa part, bien qu'il ne sembla  pas connaître l'italien, nous participâmes tous deux à un séminaire de traduction. A son initiative, autour d'une des grandes tables de l'ancienne abbaye cistercienne, notre conversation, dans une espèce de pudeur prudente légitimée par le prétexte du travail à mener en ce lieu, porta sur nos débuts d'échanges. Je ne sais si ce fut une occasion manquée, mais fallait-il que j'entre dans son jeu? Fallait-il que je le console de l'amertume trop perceptible dans ses... [Lire la suite]
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28 août 2008

Une réponse brutale

Comme prévu, la suite ne tarda pas. Elle n'était pas celle que j'attendais : Fontainebleau, le 28 janvier 1990de la forêt.Des lettres.Pourquoi une telle insistance ? Qu'importe ce que je peux dire sur la poésie ? Est-il au monde quelqu'un qui s'en soucie ? Quelle utilité voyez-vous à vous joindre à ce grouillement de revues toutes aussi vides les unes que les autres, illisibles dans leur plat conformisme coquet aux inconsistants modèles du moment ?Des lettres dites-vous affirmant cependant que ce n'en sont pas, qu'en aucune façon... [Lire la suite]
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25 août 2008

l'immense soif de reconnaissance des poètes

Dérisoire dans sa volonté d'exhaustivité, ce projet me parut surtout très ambitieux: il excédait largement l'espace dont je disposais dans mes pages. Plus inquiétant encore, je percevais dans son ambition une attitude de tergiversation. Je ne pouvais avoir la certitude qu'il me répondrait réellement et commençais à me demander si sa réponse première n'avait pas été un peu hâtive ou circonstancielle  peut-on aujourd'hui, quand on n'est pas édité par une "grande" maison d'édition, refuser une offre de publication ? Au... [Lire la suite]
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14 août 2008

Des lettres

Bien que ne répondant pas vraiment à ma demande, sa première réponse me parut un engagement :Paris, le 8 novembre 1989du café Le Cluny.Pas assez d'embouteillages ou une habileté à y échapper (qui le sait?...)  pour avoir eu le temps d'user du dictaphone. Mais je songe à vous et, pour vous, à la poésie. J'y songe d'autant plus qu'elle, sa matière, son histoire, son mirage actuel, son indéfinition dans l'infini des définitions, sa ténuité, sa fragilité, ses certitudes et ses stupidités, m'interrogent profondément depuis quelques... [Lire la suite]
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