25 août 2014

Recherche

Route nocturne avec cet irréel du paysage seulement partiellement dévoilé par les faibles faisceaux des phares qui déroulent à une allure inquiétante le rouleau d’asphalte noirâtre de la lune. Autour le noir complet. Le ciel est lourd, couvert, la chaleur étouffante, l’orage menace. La cabine de la voiture n’est éclairée que par les faibles lueurs du tableau de bord. Michel a mis son CD préféré : Bobby Lapointe « l’été où est-il ? » « Je voudrais qu’on se paie du bon temps… » puis « Bobo Léon »,... [Lire la suite]
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06 août 2006

Préliminaires à une partie de chasse

Michel est reparti et on entend, venant de la salle de bain, un bruit de chaussures qu’on enfile…«Tu viens ? » hurle Michel à l’adresse de Robert sur un ton pseudo-mélodramatique.Robert semble s’éveiller, se frotte les yeux, la naissance du nez avec le pouce et l’index droit, soulève ses pieds de la table basse, écrase dans le cendrier sa cigarette qui dégage une fumée âcre car le filtre en a commencé à brûler, répond sans hâte: «Ok, boy ! »Il se lève.Il décroche sa veste du haut du portemanteau de bois acheté la veille à la salle des... [Lire la suite]
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19 juillet 2006

Vie de célibataires

Donc, Robert… Ou plutôt non, ce sera Tristan…jeune et intelligent Tristan Winterhalter, avachi dans un fauteuil en velours de gêne vieil or, lisait un journal sous le lampadaire à l’abat-jour de vichy vieux rose cerclé d’une frange de pompons grèges. A voir sa cigarette posée sur un cendrier de cuivre à piètement noir se consumer lentement toute seule, il semblait très absorbé par un article de la dernière page. Soudain, d’un geste rageur, il jeta à travers la pièce le journal dont les feuilles s’éparpillèrent dans le bruit... [Lire la suite]
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09 juillet 2006

Robert, Yves, Jean-Pierre et les autres…

Si vous saviez l’angoisse que provoque le fait d’écrire son nom (ce nom qui est partout vous-même au point qu’il semble inconvenant que d’autres puissent le porter), à l’inscrire dans les notes de ce blog le donnant en pâture à toute sorte d’inconnus ! Comme de l’exhibitionnisme, le sentiment profond de se livrer à un acte moralement répréhensible… Après cette phrase, je suis persuadé que l’on va me montrer du doigt dans les rues: «…vous savez, c’est lui qui a…», «…comment, vous ne le connaissez pas? Mais si, voyons, cet homme qui…... [Lire la suite]
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27 juin 2006

Lire - écrire - lire

Donc, il s’appellera Robert… déjà l’obligation de choisir. Si je l’avais appelé Marcel — comme moi — j’aurais triché parce que ce ne serait pas tout à fait moi. IL ne peut pas être MOI… IL restera toujours infiniment moins complexe, moins vivant — encore un de ces mots sur lesquels il faudrait s’étendre… on écrit «vivant» et aussitôt on s’aperçoit que ce mot n’est qu’un mot, qu’il ne signifie rien par lui-même, qu’il n’a ni réalité, ni —dépendant de qui le prononce, de qui le lit— valeur définitive. Il est évident que vivre n’a pas la... [Lire la suite]
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17 juin 2006

Confondre la volonté et l'acte

Mais ce n’est toujours pas moi, je veux dire moi, je suis assis là, écrivant: «je suis un assassin» et, parce que je l’écris, je n’est plus je, le verbe être perd son pouvoir d’identification… Quand j’écris «je», ce je devient «il»… et ça ne sert plus à rien d’écrire «je suis un assassin», ça ne me libère pas de mon crime.D’ailleurs, je — ou il — n’est pas un assassin… du moins pas encore… tout à l’heure, peut-être… dans une minute, une heure, un jour… une année… peut-être jamais et cependant… je suis un assassin et je ne suis pas un... [Lire la suite]
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04 juin 2006

Je suis un assassin

Assassin…Le mot est là, sur cette page tout à l’heure blanche. Il pèse de toute sa force menaçante…Je suis un assassin…Au fond, ce n’est pas très difficile à dire comme ça, simplement: huit petits caractères frappés sur le clavier: assassin, assassin, assassin…A les répéter ainsi… tout simplement… ils en deviennent même chantants… quelque chose comme une comptine venue du gouffre de la mémoire… assassin, assassin, assassin… j’ai vu un assassin, tu as vu un assassin, il a… ou je suis un assassin, tu es un assassin, il est…... [Lire la suite]
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