Je dois ici avouer en partie mon échec, je ne trouve pas assez de temps, comme mes quelques lecteurs ont pu le constater, à poursuivre l'entreprise que m'avait confié mon défunt ami Maurice Roman : mettre en forme son projet de roman "Ma vie ne regarde que moi, dont les textes sont publiés ici sous la catégorie Maurice Roman. Aussi, j'ai décidé de publeir les notes sur lesquelle je m'appuie, ce qui ne m'empêchera pas de poursuivre le travail d'écriture quand j'en aurai le temps. En voici une première livraison :

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Une fois que nous savons une chose, nous ne pouvons plus ne plus jamais la savoir. Nous ne pouvons que l’oublier. Elle marquera notre temps aussi longtemps que nous l’aurons en mémoire.

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Le résistant du même âge hébergé une nuit de tourmente.

Chacun a sa propre mesure du temps dépendant du lieu où il est né, de la manière dont il se déplace, donc de ses rapports à la vie.

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Je cherchai enfin un raisonnement qui pût me tirer de cette lutte avec honneur à mes propres yeux

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La vie intérieure de l’écrivain n’intéresse personne.

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Reprendre tous ses souvenirs pour emporter dans la tombe une vie en ordre.

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Entre mes souvenirs de ma vie réelle, ce qu’en rapportent les cahiers journaliers de mon père, mon autobiograhie et mon autobiographie fantasmée, j’avoue que je ne m’y retrouve plus réellement tant les unes et les autres s’enchevêtrent et s’inventent.

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Il y a en moi une timidité terrible qui complique les situations sociales, même les plus simple.

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Une partie de pêche avec le grand-père (vrai ou faux ?), cf Mo Yan p. 131

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J’aime les récits qui ne s’achèvent pas, refuser cette trajectoire inéluctable du temps dans laquelle l’homme est englué, rester dans une suspension de la lecture.

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1929 : rester ou partir ?

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Toute ma vie j’ai pensé à la mort comme un drame mais avec une certaine dose d’inéluctabilité devant la facilité avec laquelle les proches, les plus amoureux, continuent à vivre comme si de rien n’était.