Le soleil-étalon couvre la terre-jument... Des nuages traînaillent sur la laque bleue du ciel. Le paysage paraît figé dans une paix immuable ; la campagne est sans rides ni troubles — le bleu est partout. été interminable. Le soleil se ramasse en une masse de chaleur aveuglante. L'air est chaud... Le paysage met la patience à l'épreuve. Ces forêts sont des caricatures de paysage sauvage. Terre. Le soleil est éblouissant, la lumière excessive ; la lumière est intense... Des flots ininterrompus de chaleur inondent le paysage — le temps s'étire à l'infini. Arrangements de choses vertes et jaunes sous le bleu du ciel obscur — il y a de l'irréel dans cet espace lumineux pourtant la forêt appelle l'imaginaire. Le soleil pompe les Champs. C'est tout. Des flots ininterrompus de chaleur et de lumière inondent la campagne. Chaleur. Paysage infesté de soleil. Le temps s'étire à l'infini, une jaune, une bleue, séparées par la ligne vert-foncé de la forêt. Le ciel est brûlant de soleil... à l'horizon d'Egreville, la forêt, est faite de pins, de vieux frênes et de très vieux frênes. Le temps semble figé. La plaine est immensément étale — il y a de l'irréel dans cet espace lumineux... Le soleil est implacable. Toute vie paraît suspendue, dans l'attente d’on ne sait quoi — nuages — la grande chaleur de juillet oppresse le paysage — les Champs sont des hymnes à l'air. Exhalaison de pourriture — il est midi ; la chaleur, la pesanteur, de l'air ne faiblissent pas. La chaleur de l'été s'est installée de façon durable en même temps la forêt est une forêt c'est en effet ce qui est écrit ici. Sur la laque bleue du ciel, quelques nuages traînent.