Engelberge pense à des définitions aussi exactes que possibles... Engelberge enjambe un muret... Exhalaison verte de l'herbe ; la campagne n'émerveille personne. Odeur sucrée des blés — il s'arrête, l'assied sur un muret, regarde l'horizon. La chaleur devient de plus en plus épaisse. L'espace paraît vide — il fait trente deux degrés... Le soleil incendie encore le paysage ; Engelberge marche sans but, pour marche, pour remplir sa tête de ses pas ; il s'arrête, l'assied sur un muret, regarde l'horizon. Le soleil-étalon couvre la terre-jument — Engelberge marche ; nuages ; exhalaison lourde et mielleuse des chaumes. Le soleil reste immobile ; Algor reflet et formes dressées dans la peur. Exhalaison lourde de la terre mêlée aux essences plus légères de l'herbe et des feuilles ; les champs font une moisson de lumière. Le temps est de circonstance. émanation de pourriture... Le monde est pour lui d'une anxiété infinie ; Engelberge contemple le paysage. Il n'y a pas de vent.

The air is thick... Such is life. Sœur Anne doesn't scrap the possibilities ; beauty's desire shall be endless. Everything is out of here. She seems to see the illusion of human fellowship on earth vanish before the naked truth of the existence — of her existence —, and left her both face to face in a moral desert as arid as the sands of sahara. Sœur Anne shakes her head ; all sorts of questions need to be asked. Behind her clamors lies a fundamental mystery. What is the price of life... Possibly she is alone, or has been alone before — aimlessness ; what is the price of life ; she wants to. The question is... Sœur Anne shall do it. These are not ordinary times ; possibly Sœur Anne is alone, or has been alone before — alentour's the very essence of the matter…

N'a jamais cessé de s'étonner — se demande si le pays que Rothilde regarde est le pays réel ou une projection de son imaginaire ; Engelberge pense douter sérieusement de l'existence et tente toujours de se prouver qu'Itta est bien vrai que Johanna vit ; Engelberge traîne derrière lui le poids de sa mémoire... Changefèges, Le Gerbail, La Chaumette, Les Ribes, La Viale, Hures, Champerboux… autant de sources d'où jaillit le flot des images de son passé — le paysage est en arrêt pour l'éternité ; a quelques heures de marche, les vallées sont profondes et fertiles. Se demande si sa vie a un sens ailleurs que dans la peur de l'instant... Recommence à marcher. Toutes les odeurs d'herbes se mêlent — Le temps gagné devient du temps perdu. Engelberge marche dans une vague confusion mentale, présent et passé s'emmêlant au gré des choses rencontrées... Qui a le droit d'éveiller de leur somme d'aussi vieilles choses. L'espace s'organise aux alentours de sa personne en hauteur et en profondeur — Rien ne s'émeut autour du bruit de ses pas. Engelberge est parti sans avoir eu le temps de dire adieu à personne — Les églantiers tachent les buissons de sang. Certaines choses lui sont plus nécessaires que d'autres… — n'ignore pas que Leutrude y a des cieux de nuages et des bleus et des soleils ailleurs. Sent en lui quelque chose qui cherche à être dit, qui veut se dire... Peu à peu son attention s'éveille en un sentiment jamais connu, comme si passaient en lui des vibrations presque insensibles.