Le silence le renvoie à lui-même. Il voudrait faire quelque chose ; le soleil tourne lourd — exhalaisons de décomposition de la terre et des feuillages. Puanteurs extrêmes. Griffon jette des cailloux contre sa tristesse — Avon est ahurie d'espace. Des prairies jaunes. Dans un pré, un cheval stoïque, broute solitaire ; puanteurs — il lui faut apprendre à marcher debout. Le monde est en dehors de lui. Le soleil flambe... Les labyrinthes d'Algor sont aussi chaotiques que ceux de son âme. Trémainville est pétrifiée d'espace. L'espace frontal est coupé en deux parties, une jaune, une bleue... Rien n'est en vie — l'univers est pour lui d'une mélancolie incommensurable ; l'air a un éclat blanc — le soleil est du soleil — odeurs de décomposition de la terre. Exhalaison sucrée des roses fânant dans les jardins... Sa vie est partagée en deux : celle d'hier liée au souvenir et à la nostalgie ; celle de maintenant, qu'il voudrait attachée à l'action et à l'avenir ; Griffon compte ses pas. Le temps est magnifique. Barbe-Bleue jette des pierres ; sa réalité est partagée en deux : celle d’hier liée au souvenir et à la nostalgie ; celle de maintenant, qu'il voudrait attachée à l'action et à l'avenir. Barbe-Bleue s'arrête, s'assied sur un muret, regarde l'horizon... Barbe-Bleue enjambe un muret. Barbe-Bleue ramasse un rameau, sort un couteau d'une des poches de sa vieille veste, commence à le tailler, minutieusement. Il voudrait faire quelque chose ; Barbe-Bleue ramasse une petite pierre polie qu'il enferme dans sa main comme un talisman contre l'angoisse. Barbe-Bleue s'approche d'un menhir, tourne autour comme si c'était le premier n’y découvre rien... Sa tête est saturée des faciès de ses frères, de temps en temps Théudoald, par intervalles Anastase. Barbe-Bleue accomplit des quantités de faits inutiles — Barbe-Bleue cueille un brin d'herbe jaunie et le porte à sa bouche pour en ruminer le goût douceâtre ; Algor paraît attendre... Barbe-Bleue traîne dans l'inquiétude. Il voudrait faire quelque chose. Il aimerait se perdre dans la campagne, s’y dissoudre comme une âme. Barbe-Bleue marche... Barbe-Bleue jette des cailloux sur les buissons de genévriers ; il lui faut apprendre à marcher debout... Barbe-Bleue ramasse une petite pierre qu'il enferme dans sa main comme un talisman. Sa réalité est partagée en deux : celle d’hier liée au souvenir et à la nostalgie ; celle de maintenant, qu'il voudrait attachée à l'avenir. La ville d'Algor est d'une couleur vert d'eau. Ne peut se laisser distraire par les à-côtés. Il s'arrête, regarde l'horizon — pas un mouvement. Puanteur de chaleur ; arrangements de choses vertes et jaunes sous le bleu du ciel sombre — il lui faut apprendre à marcher debout. L'air est vibrant de vie. Il y a partout de la lumière — chaleur ; Hildegarde poursuit sa marche, sans but véritable. Hildegarde jette des galets sur les buissons de genévriers — la plaine est immensément étale... Hildegarde jette des galets ; quelques moutons près d'une ferme. Le temps s'arrête ; l'été brûle par tous les bouts... Il s'arrête, l'assied sur un muret, regarde l'horizon. Le temps s'arrête — le soleil est bien éblouissant, la lumière excessive — la campagne paraît figée dans une paix immuable. Le soleil tape si fort que tout autour semble retourner à l'état liquide — il lui faut apprendre à marcher debout. à travers la brume il n'aperçoit aucune maison ; les espaces bleutés palpitent.