nous sommes dans l'imaginaire Natalia fredonne un air tout bas se sent en grande forme manger un pollo wasakaka à saint domingue avec a.a. Natalia traîne derrière elle un vieux caddie boueux où elle dépose ses trouvailles il lui parle de l'azur de ses yeux Natalia parle tu dis les gens qui le croisent évitent son regard Natalia s'est même débarrassée de ses souvenirs Natalia vit selon l'instant aucune continuité dans l'existence tu regardes des instantanés une femme se gratte réel morcelé de la mémoire sécrétion de l'espace en entrant j'ai vu la lueur sur une page séparée un autre dessin lignes entremêlées et note rapide

Corps torturés, saintes aux tenailles, langues arrachées au davier, regards révulsés.
Ai visité SantAnastasia.
L’homme ne livre pas son corps, si ce n’est avec crainte ou pour fasciner.
Le regard noir m’obsédait au point de le trouver dans celui des mendiantes ou du Saint Sébastien éphèbe au corps troué de flèches.
M’attardai dans sa contemplation, m’interrogeant sur le regard sombre évoquant plus plaisir que douleur, le manque de naturel de l’entrejambe, le souci de gommer le sexe sous un linge traversé par la pointe d’une flèche freudienne, une autre perçait l’aréole droite?

La flèche d’un regard, perce mon cœur d’amour

plutôt que:

La souffrance du saint, sexe troué de flèches

Publicité de la souffrance, renoncement aux lenteurs de la pensée pour les immédiatetés du corps, obscénité imposée. compris que repoussant d’instinct le contrôle de la conscience, les mots imposaient virulence physique de leur odeur, brutalité de leur couleur, goût de chair en bouche.
Animalité du désir, intellectualité du plaisir si liées qu’en chaque jouissance l’homme abdique une part de ce qui le distingue, que cela relève de la pornographie…

Ne savais plus où j’étais: réflexions rêveuses autour de l’article à écrire, état encore instable du corps, désir sans objet naît d’un rêve, brûlure du regard noir sans visage, tout s’enchevêtrait dans la confusion.