De sa fausse candeur attise ma rancœur

Le psychisme est opaque à lui-même : percevoir et imaginer sont deux manières d’être ?
Quittant le restaurant, j’ai croisé des femmes en tchador occidental, bonnets, lunettes noires, mains gantées, doudounes grises informes… ne leur trouvai aucun attrait. Celles, maquillées, corps androgines des publicités me sont plus séductrices : ordres de l’imaginaire plus tyranniques que ceux du réel, sons des mots plus que les choses qu’ils désignent : ce sont ces femmes, toujours lointaines, femmes graphiques plus que palpables vers lesquelles mon désir s’oriente.

Dompter l’esprit dans la marche… Poubelles, ordures, mendiants : «J’ai faim», «Une pièce pour nourrir mon enfant», «une pièce pour…»…

Distance saugrenue à la trivialité du monde, la poésie s’est imposée :

Une petite pièce pour nourrir mon enfant

Ça ne rimait à rien…

Me demandai comment mon esprit pouvait changer en mots le spectacle de la détresse ?
«Marquise», «mendiante»: l’inconscient retourne le monde comme le doigt d’un gant. Même s’il y a une perception de ce qui est désiré par le désir, aimé par l’amour, elle se forme toujours autour d’un noyau tangible qui échoue à s’établir en lui…

Je me trouvai à la fois dans un état de vacuité intellectuelle extrême et de grande excitation symbolique.

agit carapace apparaît une maison de prose penser (ainsi) paillette qu'importe disparaît expose bouches croire devoir mériter de finir tout se protège offre en avant imprévisible un rideau d'ange écrit un homme aux muscles d'acier wittgenstein "c'est beau" cirrhoses revient interroge brûle écrit aspect purement digestif de toute dépendance érotique paraître je profère pas mendier discernant donatien alphonse de sade disant connaissant aucun vers un poulet de bloc de sens meurtre les ambitions sont sans limites sourire dans le lointain (dans le lointain) cheveu important c'est une connaissance je dis la phrase une haleine de mouchoir introuvable "c'est stupide" meurt voit pardonne sourit organise hésite